Réunie en conférence des leaders, la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) dresse un tableau sombre de la situation nationale et internationale, tout en appelant à une mobilisation contre le régime en place et les dynamiques géopolitiques jugées dangereuses.
Lors de sa première session de l’année 2026, la Conférence des leaders de la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) a analysé la situation nationale, internationale et ses propres défis organisationnels.
Sur le plan interne, la CDS évoque une situation financière extrêmement difficile, marquée par des retards récurrents de salaires dans plusieurs secteurs, notamment l’éducation, les universités et l’aéroport Blaise Diagne. Le secteur de la construction serait presque à l’arrêt, au point que des cimenteries menacent de fermer.
Dans le monde rural, la Confédération dénonce les campagnes calamiteuses de commercialisation du riz de la vallée et de l’arachide, qui auraient plongé les paysans dans une précarité accrue. Elle accuse par ailleurs l’actuelle équipe dirigeante de plonger le pays dans une « situation institutionnelle ubuesque », évoquant des tensions au sommet de l’État.
Sur le plan international, la CDS fustige la politique étrangère des États-Unis, notamment les décisions attribuées au Président Donald Trump concernant le Venezuela, le Moyen-Orient et plusieurs pays africains. Elle estime que ces actions traduisent une volonté impérialiste visant à préserver une hégémonie mondiale contestée par la Chine et les BRICS.
La Confédération appelle ainsi les progressistes du Sénégal, d’Afrique et du monde à mieux s’organiser pour résister aux néoconservateurs, tout en félicitant les Lions du Sénégal pour leur parcours jusqu’en finale de la CAN 2025.
La rencontre a également été marquée par le passage de témoin entre Samba Sy (PIT) et Nicolas Ndiaye (LD) à la coordination de la CDS.

