Face aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, une évaluation des Nations Unies met en évidence les capacités du Sénégal à absorber les chocs, tout en appelant à des réformes structurelles.
Une évaluation rapide du système des Nations Unies met en lumière les marges de manœuvre dont dispose le Sénégal pour faire face aux répercussions économiques de la crise au Moyen-Orient, selon un document consulté par apanews.net.
Les experts identifient plusieurs leviers stratégiques, notamment le positionnement du Sénégal comme hub énergétique et logistique, ainsi que l’accélération des réformes dans le secteur gazier et des énergies renouvelables. L’intégration régionale via la ZLECAf est également présentée comme un facteur clé de résilience.
Dans un contexte marqué par la flambée des tensions entre Israël, les États-Unis et l’Iran, ayant entraîné des perturbations du détroit d’Ormuz et une volatilité des prix du pétrole, les Nations Unies insistent sur l’importance d’anticiper les chocs externes.
« Une crise éloignée peut avoir des effets concrets sur la vie quotidienne », a averti Aminata Maiga, évoquant les risques de hausse des prix du carburant, du transport et des denrées alimentaires, rapporte apanews.net.
Le document recommande en outre de renforcer la protection sociale, de préserver les dépenses publiques prioritaires et de soutenir les politiques de stabilisation des prix.
Les Nations Unies appellent également à une meilleure communication publique pour limiter la désinformation et la spéculation, tout en saluant les efforts des autorités sénégalaises dans ce domaine.

