À l’issue du 3ᵉ congrès de l’UNSAS, l’Union démocratique des enseignantes et enseignants du Sénégal (UDEN) conteste la légitimité de la centrale syndicale et exige une refondation démocratique.
La tension est montée d’un cran au sein du mouvement syndical enseignant. Le Secrétaire général national de l’UDEN, Abdourahmane Guèye, a vivement dénoncé le 3ᵉ congrès de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS), qu’il qualifie de « simulacre », selon le quotidien Tribune.
D’après Tribune, le responsable syndical reproche à la centrale un déficit criant de transparence et l’absence de congrès pendant douze années, une situation jugée incompatible avec les principes démocratiques. Membre fondateur de l’UNSAS, l’UDEN estime que la gouvernance actuelle est confisquée par un « groupuscule » poursuivant des intérêts personnels.
Face à cette impasse, l’UDEN annonce avoir saisi les autorités compétentes et pose un ultimatum clair : l’organisation d’un congrès démocratique ou la création d’une nouvelle centrale syndicale avec des partenaires partageant les mêmes valeurs. « Soit un congrès démocratique est organisé, soit nous créerons une nouvelle centrale », a averti Abdourahmane Guèye.
Parallèlement, l’UDEN prépare son 10ᵉ congrès ordinaire prévu dans deux mois. Axé sur le thème « Quelle contribution de l’UDEN pour une société éducative juste », l’événement ambitionne d’aborder des enjeux majeurs tels que l’intelligence artificielle à l’école, le numérique éducatif et l’introduction de l’anglais, avec des propositions concrètes à soumettre au ministère de l’Éducation nationale.

