Sénégalaises, Sénégalais,
Le 3 novembre 2026, l’Assemblée nationale a rejeté la loi de finances rectificative. Derrière ce vote, il y a des chiffres, et derrière les chiffres, il y a des visages.
Il y a ces *114 000 familles* que la LFR devait ajouter aux bourses de sécurité familiale, avec une enveloppe doublée de 35 à 70 milliards FCFA. Ce sont des mères qui comptent chaque franc pour nourrir leurs enfants. Elles attendaient ce soutien. Elles ne l’auront pas.
Il y a ces entrepreneurs, ces ouvriers du BTP, ces prestataires de l’État qui risquent de voir leurs paiements retardés et leurs chantiers ralentis. Quand un chantier s’arrête, c’est un salaire qui s’arrête, puis une famille qui trinque.
Il y a un programme de *2,2 milliards de dollars* avec le FMI, suspendu au vote de ce texte. Le retarder, c’est fragiliser la confiance des partenaires et renchérir le coût de notre argent, au moment où notre dette pèse déjà lourd.
Nous exigeons que les bourses de sécurité sociales soient sanctuarisées, quoi qu’il arrive, et que chaque député explique publiquement ce que son vote va changer dans la vie de ses électeurs.
Nous proposons aux Sénégalais une *marche pacifique et responsable* pour que cette question de survie budgétaire cesse d’être un débat de salon. Le budget de l’État, c’est la vie quotidienne de chaque Sénégalais.
Pas de violence, pas d’injures : de la dignité, de la fermeté, du civisme.
*Parce que ce pays est à nous tous, nous ne laisserons pas les familles payer l’addition.*
*Yoro Sow*

