Cour de justice de la CEDEAO : À Abuja, Diomaye Faye exhorte les nouveaux juges à agir avec indépendance

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, a exhorté les cinq nouveaux juges de la Cour de justice communautaire à se laisser guider par leur serment et à préserver la confiance placée dans l’institution.

Lors de la cérémonie de prestation de serment organisée le 6 octobre 2026 au siège de la Cour, à Abuja, au Nigeria, le chef de l’État sénégalais a insisté sur l’importance de la qualité des décisions rendues par la juridiction communautaire. « La réputation de la Cour dépend de la qualité de ses décisions et de la confiance qu’elle inspire », a-t-il déclaré.

Les cinq nouveaux magistrats, nommés pour un mandat de quatre ans, sont le juge béninois Désiré Henri Aihou, la juge gambienne Awa Bah, la juge libérienne Charlyne Brumskine, la juge nigériane Henrietta Didigu et le juge togolais Yaouza Ouro-Sama. Ils ont pris l’engagement d’exercer leurs responsabilités avec indépendance, impartialité et intégrité.

La cérémonie a réuni plusieurs personnalités de la communauté ouest-africaine, dont le président de la Commission de la CEDEAO, le général à la retraite Birame Diop, la présidente du Parlement de la CEDEAO, Hadja Mémounatou Ibrahima, le ministre sénégalais des Affaires étrangères et président du Conseil des ministres de la CEDEAO, Cheikh Niang, ainsi que le ministre d’État nigérian aux Affaires étrangères, l’ambassadeur Sola Enikanolaiye.

Étaient également présents le juge Mouhamadou Mansour Mbaye, président du Conseil judiciaire de la CEDEAO, le président et les juges sortants de la Cour communautaire, d’autres membres du Conseil judiciaire ainsi que des représentants des États membres.

Dans sa correspondance particulière, Paul Ejime rappelle que le protocole portant création de la Cour de justice de la CEDEAO a été adopté en 1991, avant son institutionnalisation dans le cadre du Traité révisé de la CEDEAO de 1993. Un protocole additionnel adopté en 2005 a ensuite élargi ses compétences aux plaintes relatives aux droits de l’homme introduites par des particuliers contre des États membres.

À travers cette institution, la CEDEAO entend renforcer la justice communautaire, l’État de droit et la protection des droits fondamentaux. La Cour est également appelée à contribuer à la consolidation de l’ordre juridique communautaire, à la confiance du public dans la justice régionale et à une justice plus accessible et centrée sur les citoyens, au service de la paix, de la stabilité et de l’intégration régionale.

 

Momar Diack SECK
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