De retour à Matam après une hospitalisation consécutive à des affrontements universitaires, Mohamed Thiam entame une convalescence difficile, sous le regard inquiet mais résilient de sa mère.
La vie a repris son cours à Matam pour Mohamed Thiam, mais rien n’est plus comme avant. L’étudiant, grièvement blessé lors d’affrontements survenus à l’Université Cheikh Anta Diop, a perdu l’usage d’un œil et poursuit désormais sa convalescence au domicile familial. Son histoire, rapportée par le quotidien L’Observateur, illustre les séquelles humaines des violences universitaires.
Sa mère, Fatou Tacko Bâ, évoque un quotidien rythmé par les soins médicaux et les déplacements à l’hôpital pour les pansements. Malgré la douleur, elle exprime sa gratitude pour la prise en charge dont a bénéficié son fils, qu’elle considère rassurante dans cette épreuve.
Derrière cette reconnaissance se cache toutefois une inquiétude persistante. Mohamed demeure silencieux et marqué psychologiquement par l’événement. « La violence doit être bannie de l’Université », insiste sa mère, rappelant l’angoisse vécue par les familles éloignées de la capitale.
Pour elle, l’ouverture prochaine de l’Université Souleymane Niang de Matam représente un espoir majeur. Prévue pour accueillir ses premiers étudiants en octobre 2026, cette infrastructure pourrait permettre à de nombreux jeunes d’étudier près de leurs familles, limitant les risques liés à l’éloignement, souligne L’Observateur.
Entre résilience et attente d’un environnement universitaire apaisé, l’histoire de Mohamed Thiam met en lumière les défis sociaux et sécuritaires qui entourent encore la vie estudiantine.

