À Yoff, près de 400 familles attendent depuis plus de deux ans la signature de leurs permis de construire. En toile de fond, un différend opposant la mairie au promoteur immobilier EGBOS, sur fond d’obligations d’équipements collectifs.
Selon le quotidien L’As, les acquéreurs de parcelles de la Cité EGBOS dénoncent un gel prolongé et injustifié de leurs demandes de permis de construire. Regroupés en collectif, ils affirment avoir respecté toutes les procédures administratives : plans NICAD, titres fonciers, quitus de la DGSCOS et validations des services de l’Urbanisme, des Domaines et du Cadastre.
Malgré ces démarches, la signature du maire de Yoff, Seydina Issa Mbaye Samb, demeure le principal verrou. Les futurs résidents contestent une situation qu’ils jugent contraire au Code de l’urbanisme, d’autant plus qu’ils se disent étrangers au différend entre la mairie et le promoteur.
Interpellé par L’As, le maire rejette toute dimension politique et évoque un problème strictement juridique. Il accuse le promoteur de n’avoir pas respecté les obligations liées aux équipements collectifs prévues dans l’autorisation de lotir. « Sans ces infrastructures, aucune autorisation ne sera délivrée », tranche-t-il, tout en affirmant que « le problème est réglé à près de 70 % » et qu’une issue est imminente.
De leur côté, les familles, composées notamment de retraités, de veuves et de membres de la diaspora, appellent les autorités étatiques à intervenir pour mettre fin à ce qu’elles qualifient d’abus de pouvoir, rapporte encore le quotidien L’As.

