Méditerranée et mer Noire : la surpêche recule, mais la durabilité reste un défi majeur

Un nouveau rapport de la FAO révèle des avancées notables dans la gestion des pêches en Méditerranée et en mer Noire, tout en appelant à une vigilance accrue face aux risques persistants de surexploitation.

Publié par la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le rapport SoMFi 2025 montre que la pression halieutique a diminué de 50 % en dix ans. Cette amélioration s’accompagne d’un redressement progressif de certains stocks clés, grâce à une gestion fondée sur des données scientifiques solides.

Selon le document, l’aquaculture joue désormais un rôle central dans l’alimentation de la région, représentant plus de 45 % de la production d’aliments aquatiques, avec 940 000 tonnes produites en 2023. Ensemble, pêche et aquaculture génèrent plus de 21,5 milliards de dollars et soutiennent 1,17 million d’emplois.

Pour Manuel Barange, haut responsable de la FAO, ces résultats démontrent que « des mesures de gestion rigoureuses peuvent inverser la tendance », tout en soulignant l’importance de poursuivre les efforts. Malgré les progrès, 52 % des stocks évalués restent surexploités, un niveau encore jugé préoccupant.

Le rapport met également en exergue le rôle croissant de l’aquaculture en Türkiye, en Égypte et en Grèce, tout en pointant des défis persistants : impact environnemental, bien-être animal et acceptabilité sociale. À l’horizon 2050, la FAO estime que la production devra encore augmenter de 14 à 29 % pour répondre à la demande future.

En définitive, la CGPM appelle à renforcer la coopération régionale afin de préserver les écosystèmes marins et garantir la sécurité alimentaire des populations côtières, rappelant que la durabilité des pêches demeure un impératif stratégique.

Momar Diack SECK
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