Ziguinchor : plus de vingt ans après, retour des réfugiés au terroir, retour à la vie…

Au Sénégal, en 1995, la région de Ziguinchor était déclarée « zone de guerre ». Une soixantaine de villages ont été détruits et plus de 5 000 personnes contraintes à l’exil en Guinée-Bissau et en Gambie. Vingt ans après, la vie reprend. Les armes se sont tues et les villages se reconstruisent.

Dans la plupart des villages, la raison du retour des villageois est liée au boom du prix du kilogramme de la noix de cajou, principal produit de rente. RFI s’est rendue dans le village de Mandina Mancagne, situé à quelques kilomètres de Ziguinchor. Le retour des habitants coïncide avec la saison des anacardiers.

Nous sommes à Mandina Mancagne, village situé à quelques kilomètres au sud de Ziguinchor. Plus de 700 familles déplacées par la guerre sont de retour.

« J’ai cinq quartiers qui sont revenus sur six quartiers. Il y a un quartier qui reste encore. Les villages s’étaient vidés. Tous les bâtiments étaient à terre et tout le monde s’était réfugié », témoigne Richard Badiate, chef du village.

La culture d’anacardier est l’activité principale des habitants de ce village. Les récoltes sont en cours et le prix, au kilogramme, est à 1 000 francs CFA, soit environ 1,50 €.
Il y a un an, les femmes du village ont reçu le soutien financier du Fonds américain pour le développement et de l’Association des femmes d’Afrique de l’Ouest (AFAO) pour relancer leurs activités.

Une unité de transformation des produits locaux a alors vu le jour.

«  Ce n’est pas la noix seulement que nous faisons. Tout ce qui est fruits au niveau de cette région (les fruits sauvages, mangues, bananes, pommes), on transforme tout, même les céréales  », précise la coordinatrice.

Le silence des armes ne traduit pas forcément la paix, mais il constitue un élément déterminant pour la quiétude dans les villages de Casamance.

Source RFI

(Titre de la Rédaction)

Momar Diack SECK
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