ZIARRA ANNUELLE DE CHEIKHNA CHEIKH MAHFOUZ : Darsalam Chérif prêt pour recevoir les pèlerins

D’après un communiqué, la Cité religieuse de Darsalam Chérif en Casamance, plus précisément dans le département de Bignona s’apprête à recevoir les disciples venant des différentes régions du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée Bissau, de la Guinée et de la Mauritanie.

« Ce rendez-vous annuel est un temps fort de recueillement, de communion et de prières dans cette cité fondée en 1913 par Cheikh Mahfouz. Prévue cette année du 05 au 06 décembre 2017, ces journées seront marquées par la lecture du Saint Coran, des chants religieux, des conférences et ziarra au mausolée du Cheikh. La journée du 06 décembre sera clôturée par la cérémonie officielle qui sera marquée par la des autorités administratives et du Khalif Cheikh Atab ibn Cheikh Shamsidine », note-t-on dans le document susmentionné.

D’après la source, pour rappel, Cheikh Mahfouz oeuvra à partir de Darsalam Chérif, où il repose depuis 1919, à l’islamisation du peuple diola de la Basse Casamance. Lorsqu’il arrivait dans cette zone, aucune communauté n’était islamisée de Kafountine, à la rive droite du fleuve Soungrougrou, à Marsassoume. Et toutes les tentatives d’islamisation enclenchées, n’ont pas connu de succès parce que les forêts de la Basse Casamance étaient impénétrables et les diolas ne laissaient personne y accéder.

Et le document de préciser : « D’aprés les recherches intitulées “LES JOOLAA: un groupe ethnique de Casamance naguère hostile à l’Islam” du Chef de la Section des Langues Etrangères Appliquées de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, le Professeur Sékou Sagna, : “Crédité d’une grande ouverture d’esprit, Cheikh Mahfouz sut faire corps avec les habitants de la localité qu’il venait d’intégrer. Servi par une grande éloquence, il parvint sans peine à s’attirer la sympathie des éléments malléables du Fogny païen. Ces derniers tirèrent bonne augure de son attitude résignée. A juste raison, ils s’assimilèrent à un pacte de non-agression tacite, et vinrent à la rencontre du pieux saint. Au moins d’une sage exhortation ou « hikmatul-hasana », il les mit en confiance, et les fit entrer peu à peu, dans la paix de l’islam. Aussi, est-il fort à désirer que décideurs et prédicateurs dévoués se mettent à l’école du vénéré Cheikh, s’ils veulent à tour réussir à faire équilibre aux impulsions de ce groupe ethnique plus que fier, et naguère réfractaire à l’islam.”

Selon la source, l’accueil et l’hospitalité des diolas qui le voyaient au début comme un colonisateur, lui a valu un succès éclatant. Et aprés le pays diolas, Cheikh Mahfouz a entamé l’islamisation du peuple balante de la Casamance en fondant le village de Binako (régions de Sédhiou et Kolda) qui sera suivie de celle des peuples de la Guinée Bissau et de la Guinée Conakry.

« Rappelé à Dieu le 19 novembre 1919 aprés avoir fondé les villages de Binako en 1903 et celui de Darsalam en 1913. Sa noble mission sera poursuivie par son premier Khalif Cheikh Mohamed Fadel. C’est 1976 que son fils Cheikh Shamsidine instaura ses journées de prières avec l’autorisation de son grand frère et Khalif de l’époque Cheikh Atab ibn Cheikh Mahfouz », renseigne la source.

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

à lire

Autres Articles