Vingt-deux officiers français impliqués dans le génocide rwandais, selon un rapport de la CNLG

La Commission nationale rwandaise pour la lutte contre le génocide (CNLG) a publié un document montrant que 22 officiers français, dont des généraux à l’époque, sont directement impliqués dans le génocide ayant fait en 1994 plus d’un million de morts.
Il y a deux généraux parmi ces officiers qui dirigeaient les forces armées françaises et d’après le rapport ils ont soutenu directement le gouvernement génocidaire.
Il s’agit du général Jacques Lanxade et du général Christian Quesnot qui étaient à différents moments des chefs d’état-major de l’ancien président français François Mitterrand.

Laxante qui était devenu chef d’état-major de l’armée française, était informé des meurtres de civils commandités par l’Etat, mais a soutenu que les massacres étaient un conflit tribal.

« En 1991, Jacques Lanxade a effectué une visite au Rwanda. Au cours de cette visite, il a été informé des massacres des Bagogwe commis par les FAR à Ruhengeri, mais a maintenu la présence des instructeurs français », lit-on dans le rapport publié lundi.

Jean Damascene Bizimana, secrétaire exécutif du CNLG, ce nouveau rapport met davantage l’accent sur les rôles individuels qui on aboutit à des massacres, des conseillers militaires spéciaux de l’ancien président français Mitterrand aux officiers déployés sur le terrain au Rwanda.

« Par exemple, dans les enquêtes, nous avons découvert comment un certain lieutenant-colonel Michel Robardey, qui demeure un dénonciateur avide du génocide, était chargé de l’établissement des listes des Tutsis à tués », a ajouté Bizimana.

«Le colonel Michel Robardey est également connu pour avoir mis en place la fameuse criminologie », une installation réputée de torture, a indiqué Bizimana avant d’accuser l’officier français d’avoir coordonné des interrogatoires violents et des tortures qui ont couté la vie à des Rwandais.

Ce dernier rapport, selon la CNLG, qui vise à démontrer le rôle des anciens hauts gradés de l’armée française, bien qu’un plus grand nombre de recherches similaires soient en cours, complète les rapports Mucyo 2008 et Mutsinzi 2010.

Le rapport Mutsinzi de 2010 était une enquête qui portait sur le renversement du président Juvenal Habyarimana.

L’enquête de Mutsizi qui porte le nom de l’ancien juge en chef Jean Mutsinzi, a conclu que le missile qui a abattu l’avion de Habyarimana a été tiré à partir de la défense des anciennes forces gouvernementales.

Source Apanews

Oumou Khaïry NDIAYE
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