Un Burkinabè assène plusieurs coups de couteau à son locataire, nargue le juge et ricane à l’annonce du verdict

Il faut être suicidaire, sinon totalement aliéné  pour oser narguer un juge lors d’une audience, après avoir failli tuer quelqu’un. Pourtant c’est la position de Dramane Sanou, un ressortissant burkinabé.

Attrait devant le tribunal des flagrants délits pour coups et blessures volontaires s’est illustré hier devant le tribunal en indiquant au juge qu’il ne regrette nullement son geste avant de menacer le représentant du ministère public. Le prévenu a été condamné à trois ans de prison ferme en plus d’une amende de 1 million Fcfa.

Le burkinabais Dramane Sanou est téméraire. Attrait devant le tribunal des flagrants délits de Dakar pour coups et blessures volontaires, il s’est montré irrévérencieux à l’endroit du juge.

Lorsque le juge l’a invité à décliner sa filiation, sa réponse a été sèche et provocatrice. «Je n’ai ni père, ni mère, écrivez ce qui vous plaît», tonne-t-il devant le juge.

Après avoir avoué qu’il a administré des coups de couteau à Lamine, son locataire, le prévenu s’est montré particulièrement irrespectueux  lorsque le juge lui a demandé de revenir sur les faits. «Lisez le procès-verbal qui est vos yeux et vous saurez», affirme-t-il à l’endroit du président du tribunal.

Retraçant le film des évènements, le plaignant du nom de Lamine soutient : «Dramane m’avait loué une chambre, mais du jour au lendemain, il m’a demandé de libérer la pièce, car il a augmenté le prix de la location. Je lui ai fait savoir que je ne n’allais pas bouger d’un mètre.  Dramane Sanou m’a invité à l’attendre pour qu’il me conduise au cimetière. Alors que je ne le prenais pas au sérieux, il est revenu avec un coupe-coupe et m’en a asséné plusieurs coups jusqu’à ce que je sois tombé. Il  voulait ma mort, car il a continué à me frapper alors que j’étais à terre. C’est grâce à ma femme et à un Baye Fall qui passait que je suis encore en vie», explique la partie civile.

Prenant la parole, le Burkinabais accuse le plaignant de mensonge.

«Il y a un peu plus d’un an, je travaillais avec Lamine et un bon jour, il m’a licencié. Quelques temps après,  j’ai acheté des baraques avec mon argent et je lui ai loué une baraque moyennant 8.000 Fcfa par mois. Par la suite, je l’ai informé de l’augmentation du prix la location prix à 11.000. Lamine m’a répondu qu’il ne payera pas un rotin et qu’il ne libérera pas la pièce. Je lui ai dit de m’attendre pour que je le transforme en cadavre. Je suis allé acheter un coupe-coupe et je lui en ai asséné plusieurs coups jusqu’à ce qu’il tombe» dit-il.

Ainsi, l’avocat de la partie civile a réclamé 1 million pour les dommages et intérêts. Le parquetier a requis 3 ans de prison ferme contre le mis en cause après avoir indiqué : «en écoutant le récit de Dramane Sanou, on se rend compte qu’il avait l’intention de tuer Lamine. En effet, dans le procès-verbal, il soutient qu’il ne regrette rien de ce qu’il a fait, car il haïssait la victime.

«M. le juge, si vous me condamnez à 3 ans de prison, je sortirai avant même la Tabaski»

Dramane Sanou dit qu’il n’a pas peur des lois du Sénégal et si le juge suit le réquisitoire du parquet, il sera libre avant la tabaski. N’empêche, le Tribunal a suivi le réquisitoire du ministère public. En plus de la peine, il devra payer à la victime un million Fcfa pour tous les préjudices causés à la partie civile. C’est avec des éclats de rires que Dramane Sanou est retourné au box des prévenus en répétant : «million, ils sont fous».

Source  »L’As »

Dieyna SENE
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