Transport aérien « l’année 2017, sera une année d’envol pour le Sénégal », assure le ministre Maimouna Ndoye Seck

« La disparition de cette compagnie multinationale (Air Afrique), ainsi que celles qui avaient pris le relais, a fortement freiné L’expansion et l’atteinte des objectifs du Sénégal. Il s’y ajoute qu’en dépit des énormes efforts déployés, l’Aéroport International Léopold Sédar Senghor (AILSS) est aujourd’hui confronté à des limites objectives pour traiter ses 2 millions de passagers dans les meilleures conditions de qualité et de confort. Par ailleurs, nos aéroports régionaux ne remplissent plus toutes les conditions pour assurer un développement harmonieux du transport aérien au niveau des différents pôles économiques ».

Ces propos sont de Madame Maimouna Ndoye Seck, le Ministre du tourisme et des transports aériens, qui procédait à l’ouverture de la tenue des journées du Transport aérien.

Elles sont considérées comme un moment fort de partage, avec l’ensemble de nos partenaires, de l’état de mise en œuvre du Projet de Développement du Hub aérien sous-régional, un des 27 projets phares du Plan Sénégal Emergent (PSE), cadre de référence de nos politiques de développement.

Selon Mme le Ministre, « retrouver, de façon durable, notre place de Hub Naturel, tout le sens qu’il faut donner au projet de relance du hub aérien sous-régional, dont l’importance stratégique réside dans notre ambition de renforcer la position du Sénégal, comme place de référence du transport aérien en Afrique et destination touristique privilégiée ».

Pour elle c’est dire, que ce projet est un pilier important del’axe 1 du PSE visant une transformation structurelle de l’économie, avec la mise en placed’un hub multi-services dans une optique de développement plus équilibré, de promotion des terroirs et de pôles économiques viables, afin de stimuler le potentiel de croissance sur l’ensemble du territoire.

A cet effet, le projet Hub aérien vise la mise en service effective d’un aéroport de dernière génération, l’existence d’un pavillon national fort et la mise aux normes des aéroports et aérodromes régionaux.

« Associé aux projets de développement du tourisme que nous mettons conjointement en œuvre, il sera un levier de croissance économique et de création d’emplois, avec l’objectif d’atteindre, à l’horizon 2023, 5 millions de passagers et 3 millions de touristes.

Des avancées majeures sont enregistrées dans la réalisation de chacune des composantes du projet hub aérien. C’est pourquoi nous nous plaisons d’identifier l’année 2017, Année d’envol pour le transport aérien du Sénégal », a-t-elle assuré.

«  Après plusieurs mois de blocages, les travaux de construction du nouvel Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) ont repris avec un rythme soutenu, sans aucun impact sur son coût. La réception de l’ouvrage est ainsi attendue à la fin du mois d’avril et le démarrage de son exploitation avant la fin de l’année », a souligné Mme Maimouna Ndoye Seck.

L’exploitation de la compagnie nationale Air Sénégal devrait également être lancée avant cette échéance, notre ambition étant d’assurer le vol inaugural d’AIBD avec un avion propre de la compagnie nationale.

Toujours dans son discours, elle a indiqué que la première phase des travaux de réhabilitation et de mise aux normes des aéroports régionaux, sera également lancée au cours de cette année. Cette phase porte sur les aéroports de Saint-Louis, Ziguinchor, Matam, Tambacounda et Kédougou.

Bien entendu, toute cette politique de développement des infrastructures est sous tendue par une réglementation adéquate, avec l’adoption, en 2015, du nouveau Code de l’Aviation Civile et, en 2016, de ses règlements aéronautiques.

Aussi, révèle Mme le Ministre, pour maintenir un standard élevé en matière de sûreté et de sécurité, le Sénégal, vient-il d’adopter le Programme National de Sûreté de l’Aviation Civile (PNSAC) et le Programme de Supervision de la Sécurité.

Momar Diack SECK
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