transformation des zones rurales : autonomiser les jeunes pour dynamiser le développement durable

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a publié son dernier rapport sur la transformation des zones rurales, renouvelant son engagement à autonomiser les jeunes des pays en développement pour qu’ils deviennent des agents du changement.

Communiqué :                        

Le rapport intitulé The Youth Advantage: Engaging young people in green growth (L’atout jeunesse: engager les jeunes dans la croissance verte) montre que permettre l’accès à la terre et aux autres ressources naturelles est fondamental pour la réussite des jeunes femmes et hommes qui travaillent dans l’agriculture.

Selon ce rapport, la pénurie de terres agricoles disponibles pour les jeunes menace de plus en plus de s’aggraver sous l’effet des changements climatiques, ce qui rend les perspectives à long terme du travail agricole encore moins intéressantes pour eux. De plus, les jeunes ruraux se heurtent à d’autres difficultés, telles que le manque de formation professionnelle, de connexion à internet et de techniques de production.

« Un grand nombre de jeunes ruraux considèrent que l’agriculture est un choix ingrat et préfèrent envisager le départ pour la ville, à la recherche de meilleures conditions de vie » déclare Margarita Astralaga, Directrice de la division environnement, climat, égalité hommes-femmes et inclusion sociale du FIDA. « Mais le FIDA est déterminé à redoubler d’efforts pour garantir que les jeunes fassent intégralement partie de la transformation des zones rurales de façon que nous puissions atteindre les objectifs de développement durable ».

D’après les exemples de projets du FIDA cités dans le rapport, c’est la passion que de nombreux jeunes éprouvent pour leur environnement naturel, ainsi que leur intérêt pour l’innovation et leur engouement pour les nouvelles technologies et approches, qui peuvent stimuler la mise en œuvre de pratiques agricoles plus durables.

Initiatives appuyées par le FIDA mises en évidence dans le rapport

 

Au Bhoutan, Les programmes du FIDA visent à attirer un nombre croissant de jeunes dans l’agriculture résiliente aux changements climatiques, en présentant celle-ci comme un choix de carrière attractif offrant la perspective de bons revenus. Les jeunes femmes et hommes font connaissance avec l’agriculture en rencontrant des agriculteurs prospères qui appliquent régulièrement les technologies – systèmes d’irrigation et clôtures électrifiées, par exemple – dans la gestion de leur exploitation.

Au Tchad, le FIDA travaille avec les jeunes couples pour les aider à augmenter leurs revenus pendant la saison sèche. Les jeunes familles sont accompagnées dans la création de moyens d’existence résilients par l’adoption de méthodes permettant de faire face aux changements du climat, d’accroître la sécurité alimentaire et de bénéficier d’une meilleure nutrition. Dans la région du lac Fitri, outre l’amélioration de l’apiculture et du séchage du poisson, le FIDA enseigne aux communautés d’agriculteurs de nouvelles techniques pour conserver les fruits et légumes, et augmenter la production d’huile.

En Égypte, Le FIDA coopère avec le gouvernement pour ouvrir de nouvelles terres à la production agricole à l’intention de la prochaine génération d’agriculteurs.

Le rapport aboutit à la conclusion que les jeunes joueront un rôle essentiel dans la réalisation des objectifs de développement durable d’ici à 2030, et en particulier du premier et du deuxième, qui visent à éliminer la pauvreté et la faim.

Le FIDA a investi pendant 40 ans dans les populations rurales, en dotant celles-ci des moyens de réduire la pauvreté, d’accroître la sécurité alimentaire, d’améliorer la nutrition et de renforcer la résilience.

 

Momar Diack SECK
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