Toussaint et Commémoration des fidèles défunts : Aperçu historique sur l’origine de deux célébrations

C’est demain  la Toussaint, comme célébrée le 1er novembre de chaque année. Une belle fête du calendrier liturgique catholique. Elle est habituellement suivie de la Commémoration des fidèles défunts. Voici un aperçu historique sur l’origine de ces deux célébrations liturgiques.
La Toussaint signifie littéralement la fête de tous les saints. Au début du christianisme, elle était célébrée après Pâques ou même après la Pentecôte (50 jours après Pâques). Au IVe siècle, l’Église grecque fête les martyrs chrétiens, qui font office de premiers saints avec les apôtres. Au siècle suivant, la fête se tient en Syrie le vendredi de Pâques, alors qu’à Rome, elle est célébrée le dimanche après la Pentecôte.
Au début du VIIe siècle, l’Église catholique transforme le Panthéon de Rome en sanctuaire. Le pape Boniface IV le consacre le 13 mai 610 sous le nom d’église Sainte-Marie-et-des-martyrs. Désireux de commémorer tous les martyrs chrétiens dont les corps étaient honorés dans ce sanctuaire, le pape décide alors de fêter la Toussaint le 13 mai, date de la dédicace de l’église consacrée aux martyrs.
Dans les années 730, le pape Grégoire III dédie une chapelle de la basilique Saint-Pierre de Rome en l’honneur de tous les saints; c’est probablement lui qui déplace la fête de la Toussaint au 1er novembre. Toutefois, c’est en 835 seulement que le pape Grégoire IV fixe officiellement la fête un 1er novembre. Deux ans plus tard, il ordonne que cette fête soit célébrée dans tout le monde catholique.
En 1580 que le pape Sixte IV en fera une des grandes fêtes chrétiennes en lui attribuant une octave, soit une semaine de liturgie spéciale.
La Toussaint commémore non seulement tous les saints canonisés, mais également tous ceux qui ne l’ont pas encore été par l’Église. En clair, elle souligne « toutes les personnes, canonisées ou non, qui ont été sanctifiées par l’exercice de la charité, l’accueil de la miséricorde et le don de la grâce divine»; en d’autres termes, les saints connus et inconnus.
Commémoration des fidèles défunts, le 2 novembre
En Occident, à partir du VIème siècle, les monastères de l’ordre des bénédictins tenaient une journée en mémoire des défunts membres de leur ordre. Cette journée pouvait varier d’une année à l’autre.
Au IXème siècle, l’évêque de Metz, Amallaire (770-850), qui traitait des divins offices, plaçait
celui des morts après celui des saints, en considérant que ceux qui, après leur mort, n’étaient pas encore rangés au nombre des saints et avaient besoin de prières, se trouvaient à un rang intermédiaire entre le ciel et la terre.
L’institutionnalisation de la Commémoration des fidèles défunts est l’œuvre du moine français Odilon de Cluny.
Odilon décréta en 998 que, le 2 novembre, on célébrerait dans les monastères clunisiens la commémoration de tous les morts. Saint Odilon rédigea un décret et la célébration de la Commémoration des fidèles défunts devint une coutume qui se répandit dans tous les monastères clunisiens. Mais la coutume clunisienne ne se généralisa qu’aux XIIIème et XIVème siècles. Jusqu’à la réforme du bréviaire romain de Pie X (1903-1914), l’Office des Morts était célébré en même temps que l’Office de la Toussaint. Depuis 1913, ce jour a été pourvu d’une messe distincte qui commençait le lendemain de la Toussaint vers 15heures.
Comme dans plusieurs milieux la Toussaint était un jour férié, certains prirent l’habitude de se faire leur visite au cimetière ce jour-là! En raison de la proximité non seulement des dates, mais aussi des coutumes liées à ces fêtes, une confusion s’est introduite entre la Toussaint et le Jour des Morts et, plus récemment encore, entre la Toussaint, le Jour des Morts et l’Halloween qui, bien que placé le jour avant la Toussaint, fait surtout référence au «culte» des défunts, donc apparentés à la fête des Morts du 2 novembre.
Source fidespost.com

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