Téléphonie : l’Opérateur Orange épinglé en France par l’instance de régulation

Les consommateurs les ont supportées, les élus les ont dénoncées, aujourd’hui c’est l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) qui se saisit du fléau de pannes sur le réseau téléphonique fixe.

« dégradation progressive de la qualité de service » dans la téléphonie fixe

Sale temps pour Orange, qui délaisse petit à petit son réseau de câbles cuivrés dont un grand nombre d’abonnés se servent encore, surtout en zone rurale. Dans un communiqué, l’Arcep, le « gendarme » français des télécoms, s’alarme d’une « dégradation progressive de la qualité de service » et met en demeure Orange de respecter le cahier des charges qui lui avait été communiqué.

En effet, par arrêté du 27 novembre 2017 du ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, Orange a été désigné en tant que prestataire pour le raccordement et le service téléphonique sur le réseau fixe. Ces prestations, dont l’objet est de garantir l’accès pour tous les citoyens au service téléphonique à un tarif abordable, sont encadrées par un cahier des charges arrêté par le gouvernement.

Sur un grand nombre d’indicateurs, Orange n’est pas dans les clous

Ce cahier des charges comprend une douzaine d’indicateurs annuels de qualité de service. Par exemple, une fois le numéro composé, les communications doivent s’établir en 2,9 secondes maximum pour les appels nationaux. Sur l’ensemble des lignes en service, le taux de panne ne doit pas dépasser 7,5% (contre 7,7% constaté au premier trimestre 2018). Et le délai de réparation d’une défaillance téléphonique est fixé à 48 heures (alors même qu’en réalité il a été de 70 heures au premier trimestre 2018, puis 63 heures au deuxième trimestre 2018).

Si cette mise en demeure n’est pas suivie d’effet, Orange risque en théorie une sanction pouvant aller jusqu’à 5 % de son chiffre d’affaires national.

Source economiematin.fr

 

Momar Diack SECK
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