Système éducatif: le comble de l’hypocrisie

Dakar qui a presque tout, va encore bénéficier de nouvelles infrastructures scolaires beaucoup  plus performantes (voir projet d’appui à l’enseignement moyen dans la région de Dakar).

Pendant ce temps, les fils de paysans, de l’intérieur du pays, vont devoir prendre leur mal en patience, avant de voir un jour leurs conditions d’étude arrivées à la cheville de celles réalisées dans la capitale.

C’est dire que le déséquilibre en infrastructures entre la capitale et les autres régions du Sénégal, va une fois de plus s’accentuer. Alors qu’on espérait avoir une discrimination positive à la faveur des potaches de l’intérieur du pays, histoire de les mettre dans les  conditions d’étude minimales.

La logique aurait simplement voulu qu’avant de créer d’autres infrastructures d’envergure à Dakar, que l’on se consacre d’abord à la suppression des abris provisoires du système éducatif. Des efforts sont certes en train d’être faits dans ce sens, mais ils sont très lents.

En attendant qu’on y arrive, beaucoup de talents et d’ambitions seront brisés, faute d’un environnement éducatif approprié.

La preuve, le lycée de Karantaba , dans la région de Sédhiou, a réceptionné cette année, ces trois premières salles de classe et cela a fortement impacté sur les résultats au bac.

Ledit établissement a tout simplement obtenu un taux de réussite de 31,74%  au baccalauréat édition 2016. Contre 04% l’année dernière, quand il n’était constitué que d’abris provisoires.

Ce grand bond réalisé cette année au bac, est probablement dû à la réception de ces trois salles de classe qui d’une manière ou d’une autre, ont contribué, tant soit peu à améliorer les conditions d’étude.

Avant toute chose, l’accent doit être mis sur la suppression des abris provisoires dans un délai relativement court. Le cas du lycée de Karantaba est à méditer.

Jean Nzalè

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