Soins médicaux à l’Ips de Pikine : 28 000 consultations d’enfants réalisées par an

La santé de la mère et de l’enfant préoccupe tout le monde. Ainsi, pour l’amélioration de la santé de ces deux couches vulnérables à travers le Sénégal, le gouvernement a mis en place des Instituts de pédiatrie sociale (Ips) pour mener des activités de recherche opérationnelle.

Les défis de la santé sont énormes pour le bien-être des populations surtout celui de la mère et de l’enfants et interpellent tous les acteurs. Aussi, pour ce faire et pour rendre meilleure la santé de ces deux couches vulnérables à travers de meilleures pratiques médicales, l’Institut de pédiatrie sociale (Ips) de Pikine que dirige le professeur Saloui Diouf réalise plus de 28 000 consultations d’enfants par an, 6 000 consultations prénatales, 3 000 consultations post natales à des femmes et 2 000 consultations de planification familiale par an.
Des résultats intéressants pour la santé de la mère et de l’enfant depuis la création en 1964, de l’Ips qui est un institut d’université placé sous la double tutelle de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) et du Ministère de la santé et de l’Action Sociale. « L’Institut que je dirige a comme mission de contribuer à l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant surtout dans les zones défavorisées », a déclaré Pr Saloui Diouf. Il rajoute : « À travers ses deux antennes de Pikine et de Khombole, il excelle des activités de soins, de formation et de recherche opérationnelle centrées sur les meilleures pratiques ». Selon lui, l’Ips mène également des activités de recherche opérationnelle visant à contribuer à l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant à travers tout le pays. Ces recherches, précise-t-il, ont fait l’objet de plusieurs thèses, de mémoires et de publications scientifiques.

« Elles ont parfois servi à orienter les interventions et actions du ministère de la Santé pour améliorer la santé des enfants sénégalais », a souligné M. Diouf. Il s’exprimait en marge de la cérémonie de lancement du master en santé et survie de l’enfant où plusieurs recherches opérationnelles ont été citées comme exemple. Il s’agit des premières matrones intervenant en zone rurale (Touba Toul) au Sénégal, l’initiation de la première expérience africaine de maternité rurale et d’obstétrique sociale par la formation des matrones au suivi des grossesses, la réhabilitation nutritionnelle à domicile des enfants sévèrement malnutris, l’utilisation des algues marines dans la réhabilitation nutritionnelle des enfants malnutris, entre autres.
Selon Pr Malick Faye, représentant le Doyen de la Faculté de médecine à cette cérémonie, ce master permet d’offrir la possibilité aux étudiants sénégalais de poursuivre leurs carrières en médecine. « Ce master de deux ans vise à faire acquérir les compétences essentielles censées permettre à l’apprenant d’identifier les problèmes de santé et survie de l’enfant au sein, tout en mettant en œuvre les stratégies et actions les plus appropriées en vue de la résolution du problème de santé identifié », a précisé M. Faye.

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

à lire

Autres Articles