Seydi Gassama Amnesty-International : « Nous n’allons jamais arrêter de dénoncer les violations des droits humains en Mauritanie »

Après la rencontre empêchée de la semaine dernière, les organisations sénégalaises de défense des droits humains, Amnesty International, la RADDHO et la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme, ont tenu le jeudi 05 octobre 2017 un point de presse sur la situation des droits humains et des libertés démocratiques en Mauritanie. Et c’est Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal qui est monté au créneau à la place de M. Biram Dah Abeid, Président de l’IRA pour dire qu’ils ne vont jamais arrêter de dénoncer les violations des droits humains en Mauritanie.

Dés le début de la conférence, le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, M. Seydi Gassama a tenu à expliquer les raisons qui ont poussé M. Biram Dah Abeid , Président de l’IRA et défenseur des droits de l’Homme à ne s’adresser à la presse comme convenu.

« Vous allez être surpris de ne pas voir Biram sur cette table. Biram a choisi de reporter la conférence de presse qui était prévu après l’avoir reporté une première fois, parce qu’elle était prévue la première fois au café de Rome parce que Biram disait qu’elle passait un message très clair. Nous sommes au courant d’informations absolument préoccupantes, si vous lisez l’agence de presse mauritanienne, leur dépêche d’hier qui s’attaque à l’APS en tant qu’agence du gouvernement du Sénégal, à qui on reproche en tant qu’agence officielle du gouvernement du Sénégal d’avoir relayé l’invitation de cette conférence de presse », a souligné M. Seydi Gassama.

D’après le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, cette attaque de l’agence officielle du gouvernement mauritanien, ajoutée à toutes les autres informations que lui, Biram a, sur le mécontentement de l’Etat mauritanien par la tenue de ses activités au Sénégal, il a pensé qu’il valait mieux reporter cette conférence parce que justement, son souci n’est pas mettre en mal les deux pays surtout les brouilles entre mes deux pays, ont toujours des répercussions sur les populations.

M. Seydi Gassama estime que l’Etat du Sénégal leur a exposé ses préoccupations.
« Nous n’allons jamais arrêter de dénoncer les violations des droits humains en Mauritanie, nous allons continuer à le faire. Nous n’allons pas arrêter. Ce n’est pas parce que Biram a décidé de reculer cette fois-ci que l’Etat de Mauritanie doit dire que voilà, c’est fini au Sénégal, on ne va plus me critiquer au Sénégal, c’est faux. La lutte continue, les problèmes des droits humains en Mauritanie nous interpelle, ça fait partie de notre mandat. Et personne ne peut nous empêcher à le faire », dira Seydi Gassama.

Saër DIAL

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