Série macabre dans le nord du Sénégal : Quatre morts en l’espace d’une semaine

C’est une lapalissade de dire que la canicule fait des ravages dans le Fouta. Fuyant la forte chaleur qui sévit dans la zone, les habitants n’ont d’autre recours que d’aller sur  les berges du fleuve pour chercher la fraîcheur.

Malheureusement, ces lieux ont fini de montrer qu’ils sont un  véritable danger pour eux. Tenez-vous bien, en l’espace seulement d’une semaine, le département aura dénombré quatre morts.
La première victime enregistrée dans la zone est cette noyade au niveau du fleuve Sénégal au niveau du village de Fanaye. Une triste fin pour deux jumeaux qui ont perdu la vie dans les eaux. Dans la ville de Podor, au quai El hadji Boubou Sall, c’est un talibé du nom de Harouna Dia, âgé de huit ans, qui a péri dans le fleuve Sénégal.

Repêchée mort, quelques heures seulement après sa disparition, la victime a été déposée par les sapeurs-pompiers de Podor au niveau de la morgue de l’hôpital de Ndioum avant d’être acheminée dans son village natal de Pathé Gallo où elle a été enterrée.
Un malheur ne survenant jamais seul, un cas de suicide est venu s’ajouter aux noyades. C’est, en effet, un homme âgé de 35 ans environ, du nom de M. Tall, qui a rendu l’âme.

Ce dernier qui a été retrouvé pendu dans la cour même de sa maison n’a trouvé rien de mieux que de s’attacher une corde au cou pour se donner la mort. Pourtant, selon certaines informations recueillies sur place, l’homme qui laisse derrière lui une épouse et un enfant jouissait de ses pleines facultés mentales. On ne lui connaissait pas d’antécédent psychiatrique. «Hier seulement, il était là en train de jouer avec tout le monde», témoignent ses voisins qui le décrivent comme quelqu’un de «responsable» et de «correct».

C’est pourquoi la manière dont il s’est donné la mort a surpris son entourage. Lequel, depuis hier, ne cesse de se poser  des questions sur les véritables mobiles de ce drame. C’est au petit matin que les sapeurs-pompiers de la ville de Podor sont venus récupérer le corps de la victime pour le déposer à la morgue de l’hôpital de Ndioum.

Dieyna SENE
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