Santé : Le syndicaliste Cheikh Seck remporte son bras de fer contre Eva Marie Coll Seck

La Chambre administrative de la cour suprême a rendu son verdict sur le différend qui a opposé le ministre de la Santé Awa  Marie Coll Seck au syndicaliste Cheikh Seck Secrétaire général du Sutsas de HOGGY et Représentant du Personnel au Conseil administratif.

Ce dernier, victime d’une affectation de la part du ministre, avait saisi la cour suprême. La cour qui s’est réunie ce mercredi a donné raison au syndicaliste en annulant la note d’affection.

Joint au téléphone par EnQuête, Cheikh Seck, qui est par ailleurs kinésithérapeute à HOGGY, dit avoir une grande victoire d’autant que ça fait un an que le syndicaliste se bat pour faire respecter ‘’ses droits’’. ‘’On a foulé au pied  les règles les plus élémentaires du fonctionnement de l’administration. A savoir le respect de la pesanteur hiérarchique.

Une note ministérielle ne peut pas remettre en cause un décret signé par le président de la République, lequel décret 2013-842  du 12 juin 2013 avait fini de me nommer comme administrateur au conseil d’administration de HOGGY. Cette même note a aussi violé les conventions internationales de l’OIT, des dispositions du code du travail de la convention collective ou de la loi 61-33 portant statut général des fonctionnaires’’, a-t-il soutenu.

Pour  rappel, le 21 juillet 2014, le ministère a envoyé une lettre d’affectation à l’administration de l’hôpital de Grand, affectant M. Cheikh Seck à la direction des établissements publics de santé. Il s’en est suivi le lendemain une note de cessation de service dudit hôpital à l’encontre du syndicaliste. Mais ce dernier n’a pas voulu quitter l’hôpital et l’affaire a atterri à la Cour suprême.

Pour le syndicaliste, tout est parti d’une déclaration qu’il a faite, le 13 mars  2014, lors d’un sit-in. ‘’J’ai dit avoir constaté des situations nébuleuses dans la gestion des marchés. Une déclaration qui m’a valu une citation directe. Le tribunal a rendu son verdict et m’a donné raison.’’

L’exemple qu’il avait noté, était l’achat d’un amplificateur de brillance à 108 Millions, alors que le montant prévu dans le budget voté par  M Seck et le conseil d’administration était de 40 Millions. Dans ce marché qui a fait l’objet de procédure sur la base de spécification technique, 3 fournisseurs avaient fait des propositions d’offres dont l’un proposait 24 Millions pour l’acquisition du même type d’appareil.

La question que M Seck se posait était de savoir pourquoi la direction de l’hôpital avait préféré acheter un appareil à 108 Millions, alors qu’une offre de 24 Millions existait, soit une différence de 84 millions qu’aucune alchimie ne saurait justifier.

 

 

 

 

Oumou Khaïry NDIAYE
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