Révélations explosives d’Ousmane Sonko de PASTEF :« Des biens fonciers supposés appartenir à Karim Meïssa Wade sont réattribués à des proches de Macky Sall »

Le leader du parti PASTEF/Les patriotes, M. Ousmane Sonko a fait des révélations explosives lors de son point de presse, tenu le vendredi 22 juillet 2016. Selon ce dernier, des biens supposés appartenir à Karim Wade, sont récupérés et réattribués à des proches de Macky Sall. Il a entre autres réaffirmé son désaccord à la cour de répression d’enrichissement illicite (CREI).

« Sur le plan foncier, la traque des biens mal acquis est en train de se transformer en recel des biens mal acquis parce que nous avons des éléments où des biens supposés appartenir à Karim Meïssa Wade, des biens fonciers ont été récupérés mais immédiatement réattribués à des proches de Macky Sall », souligne M. Ousmane Sonko, en marge de la conférence de presse.

Et le leader de PASTEF de renchérir : « Si c’est ça la traque des biens mal acquis, je considérais moi que si vous récupérez des bien mal acquis au peuple sénégalais, vous devez les restituer au peuple sénégalais mais vous avez des titres fonciers dont certains coûtent des milliards, qui ont été arrachés à leurs propriétaires qui ne sont pas juridiquement, monsieur Karim Wade, peut être que ce sont des prêtes noms, pour être réattribué immédiatement à des proches du président Macky Sall, conseiller à la présidence de la république et ça était fait en forcing, ça était fait même que le procès pris fin et pendant que la CREI avait inscrit des clauses d’indisponibilité de ces terrains-là. Si c’est la traque des biens mal acquis, on considère que c’est un recel de biens mal acquis où on arrache à  des voleurs pour réattribuer à d’autres voleurs ».

Il estime qu’au lendemain de la libération de Karim Wade, ils ont qu’ils ont  entendu un ministre d’Etat dire qu’ils ont  rapatrié 50 milliards.

Et M. Sonko de se demander : « Nous demandons à ce que ce ministre nous dit en quoi consister ces 50 milliards, ça concerne qui ? Et quelle procédure ? Si c’est de l’argent dans quelle loi de finance et dans quel chapitre budgétaire, ils l’ont inscrit. Si c’est du foncier, quand est-ce qu’ils ont fait la mutation au nom de l’Etat du  Sénégal. Et si c’est des entreprises, qu’ils nous disent comment est-ce qu’ils ont procédé au changement des actions pour les mettre au nom de l’Etat du Sénégal ».

Le leader de PASTEF estime qu’ils savent  de sources sûres que AHS et ABF ont été nationalisées.

« Nous incitons les journalistes à tout faire et nous demandons à l’Etat de produire les papiers, à quelle de ces entreprises parce que vous ne serez pas à l’abri de découvrir que certains en ont profité pour prendre des parts d’actions en utilisant des prêtes noms. Qu’ils nous prouvent que 100% des actions ont été nationalisées et inscrites au nom du Sénégal », dira-t-il.

CREI, une juridiction politicienne

Selon M. Ousmane Sonko, le Sénégal n’avait pas besoin de ce « machin » qu’on appelle CREI.

«  Nous avions tous dit que c’est une juridiction politicienne, dangereuse, subjective, partiale et qui ne devait servir à une chasse aux sorcières. Quelques années plus tard, l’histoire nous a donné raison, nous étions très isolés quand on disait ça. Nous avons toujours dit qu’il ne faut pas que les gens confondent cette position-là avec une posture de refuse de la transparence ou de couverture des malversations  mais nous avions considéré nous, qu’une juridiction moderne, ce qu’on nous a appris depuis les premières années de Fac de droit que c’est une partie qui accuse, qui charge et qui amène ses preuves et une autre partie qui se défend et un juge qui tranche, c’est ça la justice même la justice religieuse marche comme ça », martèle M. Sonko qui a tenu à préciser que : « L’histoire nous a donné raison parce que le dénouement ridicule et triste de cette affaire-là puisque apparemment cette traque ne visait qu’une personne mais il fallait un peu habiller ça en mettant quelques hauts fonctionnaires, ce dénouement ridicule où on a perdu le peu de dignité qui nous reste, nous en tant que sénégalais parce que franchement, avant on recevait des ordres, des instructions de la France mais maintenant on les reçoit du Qatar ». Il estime qu’avec Macky Sall, on a perdu le peu de dignité  qui nous restait.

«  C’est grave mais le plus grave encore, c’est quand les autorités osent se mettre devant le peuple pour justifier cette mascarade-là, se livrer à des mensonges extraordinaires », dira M. Sonko.

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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