Retard de cotisations et de paiement, perte de crédibilité…: Ces « maux » de la CSRP passés au peigne fin

En marge de la 18 ème session extraordinaire de la conférence des ministres de la commission sous-régionale des pêches (CSRP) qui regroupe (7 pays notamment : le Cap-Vert, la Guinée, la Guinée Bissau, la Mauritanie, Sierra Léone et le Sénégal), les maux qui ont gangrené ladite structure durant 4 années, ont été passés au peigne fin. Et les ministres de la pêche des pays membres se réunissent pour y apporter une solution avec l’élection d’un nouveau secrétaire exécutif en vue de donner un nouveau souffle à l’organisation sous-régionale.

D’après Mme Talla, secrétaire exécutif par intérim de la CSRP, les difficultés financières ont beaucoup impacté dans le fonctionnement de la structure et les défis à venir sont nombreux.
M. André Loua, ministre de la pêche et l’Aquaculture de Guinée estime que le secteur de la pêche traverse un moment extrêmement difficile non seulement sur le plan institutionnel.

« Ici nous parlons de crise institutionnelle, voilà 4 ans, la commission sous-régionale de pêche n’a pas eu un secrétaire exécutif, ce qui n’a pas permis à la commission de jouer le rôle régalien qui lui revient, donc nos Etats ont pris conscience de cet état de fait et nos partenaires qui nous accompagnent, qui viennent à la relance de la commission, ils nous ont demandé de réactiver cette commission, importante pour la sous-région, qui permet de redynamiser le secteur de la pêche», a précisé le ministre de la pêche de la Guinée.

Et M. Loua de poursuivre : « Lorsqu’une commission si importante que la commission sous-régionale de pêche traverse, crise institutionnelle, les Etats se disent pourquoi nous continuons à mettre de l’argent pour le fonctionnement d’une structure qui ne fonctionne pas, ce qui justifie les retards dans la cotisation, même dans la participation de nos partenaires. Si nous nous redonnons vie à notre commission sous-régionale ».

« La CSRP, qui vise l’harmonisation des politiques des pays membres, est une organisation de première importance. Son bon fonctionnement apparaît donc comme un puissant levier de coopération entre pays membres pour une gestion durable des pêcheries en vue d’assurer le plus grand bien-être des populations de la sous-région. Une coordination efficace à travers une CSRP forte et opérationnelle est d’autant plus importante que les menaces qui pèsent sur le secteur des ressources halieutiques sont nombreuses », martèle Mme Sharon Carter, directrice adjointe USAID.

Mme Sharon Carter estime qu’elle espère qu’il ressortira des travaux, une CSRP nouvelle, de par sa vision, son organisation, son dynamisme, les politiques qu’elle va inspirer ainsi que les programmes qu’elle va développer.

Oumar Gueye, ministre de la pêche et l’économie maritime, il estime que le contexte actuel de la pêche est marqué par : la forte pression sur les ressources halieutiques de la sous-région, dont les principales espèces, continuent de faire l’objet d’une surexploitation tant par les flottilles nationales que par les navires étrangers, avec ou sans autorisation ; l’insuffisance des moyens de contrôle disponibles au niveau de nos Etats respectifs.

« A la suite de la désignation d’un Secrétaire permanent par intérim le 18 octobre 2013 et, après plusieurs tentatives infructueuses de la Conférence des Ministres en charge de la pêche de dénouer le processus, nos Chefs d’Etat se sont personnellement impliqués pour que l’institution sous régionale surmonte, dans les meilleures conditions possibles, les difficultés qu’elle traverse », souligne M. Oumar Gueye.

Selon le ministre de la pêche, la rencontre de Dakar est porteuse d’espoirs à plus d’un titre, au regard de la nécessité de matérialiser l’élan des Chefs d’Etat, et de relever les défis qui interpellent de manière individuelle et collective les Etats membres de la CSRP.

Saër DIAL

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