Reportage équilibré pour des élections paisibles  Acte 3 : La responsabilité des médias

Selon la commissaire électorale sierra-léonaise Mme Miatta French, experte électorale, les médias sont les instruments les plus fiables sur la participation, l’implication le déroulement et autres des élections. Relevant qu’il existe beaucoup d’instruments de gouvernance pour des élections transparentes, leur manque de respect cependant mène vers des tensions, comme des conflits dont beaucoup d’exemples sont cotés en Afrique.

Parmi leurs devoirs et responsabilités des médias figure la connaissance et même maîtrise du traité de la CEDEAO qui est automatiquement relié à la charte des Nations Unies pour des élections crédible qui n’accorde aucune tolérance à un pouvoir obtenu de façon non constitutionnelle.

C’est pourquoi la presse particulièrement se doit de partager l’introduction des instruments normatifs de gouvernance démocratique des élections, avec une  présentation claire sur la compréhension des différentes phases des élections

Ce processus, bien avant l’arrivée de l’électeur au bureau de vote, va de la période préélectorale, électorale et post-électorale, plus explicitement de l’organisation, au vote passant obligatoirement par l’inscription des votants.

Selon l’experte, loin des reporters souvent mal formés, car issus de la lignée des animateurs et même vendeurs d’images, le professionnel des médias se doit de promouvoir une culture politique décente, relayer l’info mais en évitant de reprendre les propos et attitudes inflammatoires, d’où la nécessité de revisiter les responsabilités de reporters avant les élections.

Pour améliorer la couverture des élections pour éviter les tensions postélectorales, le reporter se doit aussi de trouver des sources crédibles de l’information dans le processus électoral, identifier les personnes ressources, ce qui peut aider à trouver les informations authentiques loin des de celles mal équilibrées souvent issues des réseaux sociaux.

Son autre rôle de régulateur est d’encourager des élections paisibles, la cohésion nationale en évitant la manipulation des journalistes.

C’est ainsi que la responsabilité sociale des médias a été développée à travers une présentation suivie de nombreux échanges par Madame Eugenia Abu, ancienne journaliste à la télévision nationale nigériane et consultante internationale en média.

Du haut de ses 38 ans d’expérience dont 35 à la télévision publique nigériane, Madame Abu a défini la responsabilité sociale comme une obligation pour le journaliste de penser avant tout à l’intérêt supérieur de son pays.

Selon la consultante, le journaliste doit contribuer  à  pacifier son pays et à éclairer les choix des citoyens en période électorale, en leur donnant toutes les informations sur les programmes de société et le profil des candidats.

Pour Madame Eugenia Abu, la couverture médiatique peut contribuer à la réussite ou à l’échec des élections. C’est pourquoi, elle a exhorté les journalistes à sensibiliser les citoyens sur les bonnes pratiques électorales, à modérer leur langage et à promouvoir une culture démocratique décente.

La consultante a aussi demandé aux médias, d’être la voix des handicapés et des femmes pour s’assurer que leurs préoccupations soient prises en compte.

Pour réussir ce challenge, Madame Abu a invité les journalistes à l’auto critique et à se tenir loin des manipulations des pouvoirs politico-économiques.

Fara Michel Dièye

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