Réorganisation du PDS : Le Président Wade a vu juste

Dans l’existence de tout parti politique, il y a des hauts faits marqués par des hommes de valeur par rapport à son fondement et à son parcours. L’histoire retiendra que le PDS est la sève nourricière du landerneau politique Sénégalais. Les faits le prouvent. Ce parti, à l’image d’un baobab centenaire, continue de tenir debout sur ses deux jambes nonobstant la volonté continue des tenants du pouvoir, en complicité avec leurs cartels médiatiques, de le réduire à la clandestinité. Depuis l’avènement de cet apprenti-dictateur, plus de 50 militants et sympathisants de cette formation, ont été capturés et jetés dans les geôles infectes du ‘’Sall’’ maquis par Macky himself.

Le premier à subir les foudres de l’apériste en chef fut, sans nul doute, le frère Bara Gaye alors SG de l’UJTL. Un homme loyal, persévérant et toujours fidèle aux principes de notre guide, de notre référence et de notre idole à savoir  Me Abdoulaye Wade. Ce n’est pas un hasard si le père de la démocratie Sénégalaise a décidé de porter son choix sur le maire de Yembeul. Me Wade vient ainsi de prouver à la face du monde qu’il voue une considération incommensurable à la jeunesse du parti. La nomination de Bara Gaye, qui dirige une commune de plus de 80 000 habitants, relève du mérite et non du copinage encore moins du parachutage. Yembeul Sud fait deux fois plus que la commune de Dagana avec ses 20 000 habitants. Donc quoi de plus normal que de donner le témoin à un jeune né après les indépendances ? Oumar Sarr a du mérite mais, doublé par le nouvel homme fort du Walo Mouhamadou Mactar Cissé, il est en déclin pour ne pas dire en état de putréfaction avancée politiquement parlant.

Pareil pour le frère Babacar Gaye. A Kaffrine, il ne représente plus rien. Il est fini politiquement. Un monsieur adossé à des principes, très pertinent et loyal mais bon dans la vie toute chose a une fin. Et Babacar Gaye semble avoir trouvé le fin fond des abysses politiques avec la superpuissance du roi Abdoulaye Wilane et la montée en flèche du DG du Coud, Abdoulaye Sow. Il ne lui reste alors que la légitimité cathodique pour espérer survivre politiquement. Dans les faits, à l’instar de Serigne Mbacké Ndiaye, il n’existe sur le plan politique que virtuellement raison pour laquelle il occupe intempestivement les studios de radio et les plateaux de télévision. Sa base politique se résume présentement à sa langue et à son compte Facebook. Le fait de démissionner du PDS à la veille des élections présidentielles de 2000 pour rejoindre le PLS de Ousmane Ngom, après qu’ils eurent reçu 250 millions de FCFA des mains d’Abdou Diouf, a participé à sa perte de vitesse. Kaffrine fait partie, depuis un bon moment, des zones où la coalition Benno Bokk Yakkar obtient des scores fleuves. Pour rappel, la coalition BBY eut obtenu 28.491 voix contre 5.250 voix pour la coalition gagnante Wattu Sénégal lors des législatives de 2017. Lors de la précédente présidentielle, il eut outrepassé les directives du frère secrétaire général national pour finalement obtenir 06 voix dans son bureau de vote. Monsieur Babacar Gaye est un imposteur qui doit arrêter de se prendre pour ce qu’il n’est pas.

Me Amadou Sall, lui, malgré tous les postes de responsabilité qu’il eut à occuper dans le gouvernement en étant notamment ministre de la justice ; n’a jamais réussi à s’imposer à Thiaroye. Lieu où il reçoit après chaque élection de très chaudes fessées. Là où concomitamment le jeune Bara Gaye se pose en véritable leader à quelques mètres prés. Me Sall et Babacar Gaye ont un destin en commun. Politiquement, ils ne sont pas plus lourds qu’un atome. De ce fait, par instinct de survie politique, il leur faut des postes stratégiques pour être visible et être entendu. Ils viennent de le prouver en démissionnant des rôles secondaires que le président Wade leur a légués.

Si malgré tous les moyens qu’ils avaient à leur disposition en étant ministre, ils n’ont pas été capables d’avoir une représentativité sur le terrain ; ils ne doivent s’en vouloir qu’à eux-mêmes. Ce que nous avons enduré pour le parti ni eux, ni les membres de leur famille réunis ne l’ont enduré. Et pourtant, le Président Wade ne nous a jamais nommé, ni rien offert encore moins donné le plus petit centime. Ils doivent savoir qu’ils doivent tout au PDS parce qu’ils ont été privilégiés grâce à la munificence de ce patriarche. Par contre, nous jeunes qui ont sacrifié des années de notre vie au nom des combats engagés par le parti, le PDS nous doit tout. Nous n’avons jamais rouspété contre le président ou demandé quoi que ce soit. La seule chose qui vous reste est de suivre la voie tracée par le grand maitre des lieux si non, messieurs, la porte vous est grandement ouverte. Diagne Fada était dix mille fois plus puissant que vous en raison de sa légitimité, à la fois historique et politique, au sein du parti et tout le monde a vu où est-ce qu’il a fini.

Je fus certainement l’une des premières personnes à alerter le président Wade, à ma sortie de prison, sur le comportement suspect de l’ex-coordonnateur Oumar Sarr. Je lui fis alors comprendre que ce dernier est un cheval de Troie au sein du PDS. Les services de renseignement mis à ses trousses ont pu démontrer qu’il est de connivence avec le pouvoir. Le directeur de cabinet politique du président Macky Sall, Mahmout Saleh, dine tous les 3 jours chez lui se rappelant, sans nul doute, des vieilles époques bolchéviques. Comment peut-on être le coordonnateur du plus grand parti de l’opposition et avoir une telle affinité avec la tête pensante de Macky Sall ? Si, c’est le fait d’être communiste qui le justifie alors le président Wade est dans son droit de confier le parti à un libéral de pure souche.

A la veille de la tenue du dialogue, j’eus pu joindre mon frère Abdoul Aziz Diop qui est le bras droit du maire de Dagana et son ex-directeur de cabinet lorsqu’il fut au ministère de l’habitat. Ce dernier de me confirmer de manière anodine que Samuel Sarr fût en compagnie d’Oumar Sarr le jour précédent notre conversation. Et tout le monde connait les liens qu’il y a entre Sam et le couple Faye-Sall dont il est devenu l’un des plus grands apôtres. Confirmant ainsi les renseignements que j’eus adressés auparavant au président en lui certifiant que c’est Sam qui dépanne financièrement Oumar Sarr et Amadou Sall. D’ailleurs, cela Me El Hadji Amadou Sall ne l’a jamais nié et réclame urbi et orbi son amitié avec le leader fortuné du Libéralisme Social Sénégalais.

L’honorable député de marteler alors qu’il vint d’être appelé par Cheikh Mbacké Guissé du quotidien libération vu que ce dernier eut vainement tenté d’avoir Oumar Sarr au téléphone qui fut injoignable pour la circonstance. L’objectif de l’homme de main de Yakham Mbaye étant de savoir si l’homme à la tête biforme alla participer ou non à cette mascarade. Ceci constitue l’une des raisons principales pour lesquelles le président qui eut une confiance aveugle en Oumar Sarr lui eut intimé l’ordre de ne plus répondre au dialogue juste quelques heures avant la tenue de cette poudre aux yeux car il se fut senti trahi par celui qu’il ait considéré comme le plus fidèle parmi les fidèles.

Le choix de reléguer les vieux nés avant les indépendances, comme Me Amadou Sall, Babacar Gaye et Oumar Sarr, ne relève pas donc du hasard. C’est une décision murement réfléchie. Le président est l’une des personnes les mieux informées du Sénégal. Il a raison de changer des hommes qui ne lui inspirent plus confiance. Le nouveau porte-parole, Tafsir Thioye, personne ne doute de sa loyauté. Un homme digne qui a rejeté les mille et une propositions du pouvoir en place. On lui a promis pas mal de direction générale pour qu’il rejoigne l’APR mais il les a tous rejeté car s’adossant aux idéaux du PDS. En matière de débat, ni Babacar Gaye, ni Me Amadou Sall encore moins Ousmane Sonko ne lui arrivent à la cheville. Tafsir est la bibliothèque de la politique économique du Sénégal.

Aux autres militants frustrés, qui accusent Karim Wade d’être l’auteur de ce chamboulement, qu’ils sachent qu’ils ont tout faux. Si c’était réellement lui qui avait conçu cette liste, il m’aurait placé en tête car aucun militant du PDS ne s’est battu autant que moi pour le faire libérer des griffes de Macky Sall. Aucun militant du PDS ne s’est engagé autant que moi pour porter haut les couleurs du parti et pourtant, mon nom ne figure point sur la liste. Revenons à la raison chers frères et sœurs de parti, continuons le combat pour montrer à ce boursouflé qui s’essaie dans la dictature que le PDS est un baobab qu’aucun ouragan ne peut ébranler, ni déraciner.

Éternel Wadiste

Moïse Rampino

 

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