Référendum du 20 mars prochain Un scrutin de trop pour le Sénégal

Qu’il fasse cinq ans ou sept ans, le président Macky Sall aura organisé, dans tous les cas, quatre élections avant de boucler son premier mandat, à la tête de la magistrature suprême.

 

Les élections locales de juin 2014, le référendum en vue, les prochaines élections législatives de 2017 et la  présidentielle à venir, encore indécise par rapport à la date, feront quatre scrutins.

Donc quatre joutes électorales en l’espace d’un mandat présidentiel, c’est énorme, voire énorrmissime.

Imaginer en terme d’argent combien cela doit coûter aux pays comme le nôtre, qui faut-il le rappeler a été classé parmi les 25 les plus pauvres au monde.

Voilà une situation aussi bien embarrassante qu’handicapante  qui démontre à suffisance que nous passons le plus clair du temps à faire de la politique, au lieu de nous mettre au travail.

Aucun pays, même  développé, n’osera  prendre ce luxe d’organiser autant d’élections en un aussi laps de temps.

Au regard de cette situation à la limite insolite, il n’est pas étonnant du tout de constater que le programme  » Yonou Yokouté  » ait eu du mal à se matérialiser.

La plus part des réalisations jusque-là visibles de ce régime, sont d’anciens projets du président Wade, finalisés au nom du principe de la continuité de l’Etat.

La vision de l’actuel chef de l’Etat, est encore très timide, le rythme de  la mise en œuvre des projets gouvernementaux  est jugé trop lent.

C’est d’ailleurs, la raison pour laquelle, l’ancien premier ministre, Mme Aminata Touré avait jugé nécessaire  » d’accélérer la cadence « , face aux grincements de dents du peuple, impatient de voir les résultats sortir de terre.

Dommage, la cadence ne sera jamais accélérée. Pire, on va encore acheminer le pays vers un scrutin de trop avec à la clé une manne financière qui aurait dû être utilisée ailleurs où l’urgence appelle à mettre les bouchées doubles.

Il ne serait  pas surprenant, si le Plan Sénégal Émergent ( PSE) n’arrivait pas à répondre aux attentes du peuple, faute de temps et de ressources disponibles pour une bonne exécution de ce programme  dont on a payé le prix fort, rien que pour la conception.

Que d’élections, que d’argent dépensé, que du temps perdu…ce premier mandat du président Sall est celui de  » toutes les folies » électorales.

Nous avons là, hélas, l’illustration d’un pouvoir plus enclin à la politique que prompte à relever les défis économiques.

Comme on a l’habitude de le dire, « le temps perdu ne se rattrape jamais ». Avec cette élection de trop, et les deux autres en vue, le chef de l’Etat, aura-t-il le temps et les ressources nécessaires pour concrétiser au maximum son programme politique ?

L’avenir nous le dira.

Jean Zalé

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