Réduction du mandat présidentiel Quand un engagement devient une pure diversion

Le débat sur la réduction du mandat du président de la République ne fait que commencer. Pendant combien de temps va-t-il encore durer ? S’arrêtera-t-il au lendemain du 20 mars 2016, date fixée pour la tenue du référendum sur la question ? Dieu seul sait.

Mais nous sommes nombreux à croire qu’après ce référendum, beaucoup d’encres et de palabres vont encore secouer le pays à propos de ce débat.

C’est dire,  selon toute vraisemblance, que le champ politique est loin de vider cette affaire, qui au départ était un « projet républicain  » ou tout au moins une promesse électorale, devenue par la suite, un engagement du président de la République  devant le peuple sénégalais.

Au lieu que les partisans du chef de l’Etat ne l’aident à respecter son engagement renouvelé à plusieurs reprises au Sénégal et à l’extérieur, on constate avec regret, qu’ils ont tout simplement pris son contre-pied, en prétextant la constitution, comme si celle-ci est contraire à la volonté du peuple, qui ne demande que le respect de la parole donnée.

Ce débat qui n’aurait pas dû être, du moment où le président de la République en a fait  un engagement, a d’une certaine manière  éclipsé les vrais questions auxquelles l’actuel régime devait   s’attaquer avec vigueur et lucidité d’esprit .

La situation difficile de l’école sénégalaise pour ne citer que cet exemple parmi tant d’autres,  n’a pas, à notre avis été examinée comme il se devait.

Il est  regrettable de constater que l’engagement du président Sall devant toute la nation, ait pris une autre tournure, celle de la diversion.

On va encore épiloguer, susciter beaucoup de tintamarre et d’acrobatie verbale autour  de cette question, alors que les urgences sont ailleurs.

Le plus frustrant dans tout ça, c’est l’argent qu’on va encore dépenser pour organiser le référendum.

Des milliards qui auraient pu être injectés dans les secteurs de l’agriculture, de l’éducation et de la santé, vont être orientés dans un scrutin, qui compte tenu de nos maigres ressources économiques, aurait pu être évité.

Quel dommage !

Jean Nzalé

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