Recommandation de la FAO : Améliorer la contribution des agriculteurs familiaux au développement durable

Les exploitations familiales représentent 90 pour cent de l’ensemble des exploitations à travers le monde et produisent 80 pour cent de la nourriture mondiale en termes de valeur.

Soulignant que bien que les agriculteurs familiaux fassent partie d’un groupe bien distinct et qu’il n’existait pas de solution unique pour tous, le Directeur général de la FAO a accentué que deux mesures principales avaient aidé à montrer la voie en vue de faciliter la mise en œuvre de la Décennie: «D’abord, la FAO et le FIDA ont mis en place un Fonds fiduciaire multi donateurs. La FAO a également mis à disposition un capital de départ afin de promouvoir le dialogue et les échanges entre agriculteurs portant sur les politiques publiques», a-t-il précisé.

Dans le communiqué reçu, il a également invité les pays à accélérer le développement de leurs Plans d’action nationaux qui s’inspirent du Plan d’action mondial de la FAO et du FIDA lancé en mai dernier. «De cette façon, la FAO et le FIDA comprendraient mieux les exigences et les procédés de chaque pays», a-t-il expliqué.

Les agriculteurs familiaux, éléments clés d’une meilleure nutrition

Le Directeur général de la FAO s’est également dit vivement inquiet au sujet des niveaux élevés de malnutrition. «Nous devons lutter de manière urgente contre les taux croissants d’obésité et les carences en micronutriments. Ce phénomène survient souvent dans des communautés où l’on s’est tourné vers des régimes alimentaires de mauvaise qualité et très peu diversifiés», a-t-il ajouté.

Il a notamment fait allusion à la consommation élevée d’aliments ultra-transformés, soit l’un des principaux facteurs  de la prévalence de l’obésité. «Les aliments ultra-transformés ont une faible valeur nutritionnelle, voire pas du tout, et contiennent une quantité élevée de gras saturés, de sucre raffiné, de sel et d’additifs chimiques, mais sont malheureusement moins chers, plus faciles d’accès et plus rapides à préparer que les aliments frais, surtout pour les personnes pauvres vivant en zone urbaine», a précisé le Directeur général de la FAO.

Dans ce contexte, M. José Graziano da Silva a indiqué que les agriculteurs familiaux avaient un rôle vital à jouer en vue d’augmenter la production et la consommation de produits frais et diversifiés et donc, a fortiori, en vue d’améliorer les régimes alimentaires des populations.

Oumou Khaïry NDIAYE
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