Rébellion à l’APR Pour les législatives 2017 Aliou Sall se dédit, entre dans le maquis et pilonne le Palais

Le maire de la ville de Guédiawaye est entré dans la défiance. Après avoir annoncé son retrait de la course pour les législatives 2017, pour ne pas dit-il, encombrer son frère de président de la République, Aliou s’est remis est revenu sur sa décision. Invité de la Cojer de Guédiawaye, Aliou Sall s’est violemment attaqué aux faucons tapis dans l’ombre de la présidence de la République et qui travaillent pour faire perdre l’Apr à Guédiawaye.

Dans un discours teinté de révolte et de défiance à l’égard du président de l’Alliance pour la République, Macky Sall, le maire de Guédiawaye a prévenu le chef de l’Etat des risques qui pèsent sur l’issue des résultats si jamais il écoutait les oiseaux de mauvaises augures qui ne sont muent que par leurs propres intérêts et non le triomphe du parti pour ces législatives et les présidentielles à venir.
« Quel que soit votre décision finale nous l’accepterons parce que nous sommes des militants disciplinés. Le seul objectif des gens qui ont agité cette mini crise c’est de nous faire perdre Guédiawaye. Nous n’avons pas le droit à quelques mois de la Présidentielle d’offrir cette ville à des gens qui n’ont autre mérite que de s’opposer. Je ne peux pas imaginer tous les efforts que nous avons fournis ensemble disparaitre, parce ce que quelques individus concoctent des plans et les font passer pour la réalité. C’est inacceptable et je vous demande de ne pas l’accepter. Dès demain vous les entendrez dire qu’Aliou Sall n’a pas respecté la décision du président », a soutenu le maire de la ville de Guédiawaye.

Aliou Sall de poursuivre « Le parti n’est pas composé que de gens qui travaillent pour le Sénégal, il y a des antipatriotes. Il y a des gens mauvais, mon militantisme n’est pas simplement de fermer les yeux sans prêter l’oreille à ce qui se passe à l’intérieur. Nous irons à des élections avec méthode et détermination, et nous sommes sûrs de gagner, mais cela nous ne pouvons le garantir que si le choix des populations est respecté. Au cas contraire nous irons dans ce combat le cœur meurtri » a-t-il prévenu.

Ces détracteurs en ont aussi pour leur grade, car le frère du chef de l’Etat croit dur comme fer qu’il y a des gens qui ne l’aiment pas et qui chuchotent dans l’oreille du président. Mais à l’en croire, ces derniers ont tout faux.
« Il y beaucoup de gens qui se disent proches de Macky Sall, ils passent la journée avec lui et le soir ils vont aller voir des gens de l’opposition pour donner des informations fausses. Pour manipuler et donner de l’argent à certains qui se disent de la société civile et qui les poussent à dénigrer Macky Sall et  sa famille. Ces gens n’aiment pas Macky Sall et sa famille. J’avais dit que je ne parlerais pas, mais je suis maintenant dos au mur » s’est-il plaint.

« Il y a un acharnement contre ma personne »
Poursuivant ses attaques contre ses pourfendeurs,  Aliou Sall de dénoncer l’acharnement contre sa personne. « Je travaillais dans le Gouvernement, ils ont dit que je n’en ai pas le droit, je suis allé travailler dans le privé, ils ont dit que je n’avais pas le droit de gagner de l’argent, maintenant que je suis élu, ils disent que je ne dois pas l’être. Et cela je ne peux pas l’accepter» fulminera Aliou Sall.

Pour le maire de Guédiawaye, revenant sur sa décision de se présenter aux législatives en tant que tête de liste de BBY à Guédiawaye, ce qui est en jeu, dira-t-il, c’est la démocratie interne dans le parti.

« Quand le Président m’a demandé de retirer ma candidature, je ne l’ai même pas laissé développer. Mais dès le lendemain, quand j’ai entendu ses faucons danser comme de petits diables pour fêter leur victoire, j’ai compris que tout cela n’était que le fait de comploteurs et je n’accepte pas de me défaire devant les comploteurs.  Je demande à tous les responsables de rester vigilants, parce que ces comploteurs se sont encore mobilisés pour placer sur les listes des gens qui sont impopulaires. Je ne l’accepterais pas, et je discuterai avec des gens qui sont dignes pour que la forfaiture ne passe pas. Il est évident que le dernier mot revient au Président, mais s’ils veulent perdre Guédiawaye, ils n’ont qu’à faire ce qu’ils veulent» a laissé entendre Aliou Sall.

Il a par ailleurs demandé aux militants de rester soudés, « l’enjeu c’est l’avenir politique de Guédiawaye, ils veulent sacrifier Guédiawaye », a-t-il conclu.

Source pressafrik.com (Titre de la Rédaction)

Momar Diack SECK
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