Quand la niaiserie appauvrit le discours politique

Le Landerneau politique sénégalais est d’une puérilité effroyable, tant les enfantillages qui émaillent le discours politique sont déconcertants.

Il ne peut d’ailleurs pas  en être autrement. Quand on sait que l’acte politique, posé au quotidien, est souvent dépouillé de tout caractère moral.

D’ailleurs, lorsque la politique est vidée, ne serait-ce d’une poignée d’éthique, elle ouvre la porte à toutes sortes de dérives, à la fois verbales et comportementales.

Malheureusement on est arrivé à ce stade de niaiserie ahurissante, à tel point que l’espace public en souffre, parce qu’ayant perdu son statut premier de « laboratoire d’idées » dans une démocratie qui se  respecte.

Au fait, l’espace public sénégalais est  plus  un  marché de vendeurs d’illusions, une manufacture de mensonges, qu’un véritable « agora », où se produisent et s’élaborent des idées utiles à la construction et au développement de la nation.

Ainsi, le discours politique servi sous nos cieux est généralement pauvre en enseignements. Le plus souvent, il s’agit d’un  tissu d’insanités, un ramassé de mots grotesques  axés sur des débats de personnes.

Les  attaques dont Ousmane  Sonko fait aujourd’hui l’objet, illustrent parfaitement cet état de fait. Des « langues de vipères » se sont liguées contre lui, parce qu’il innove et dénonce des pratiques pas du tout catholiques.

Toutefois on a des raisons de croire que la nouvelle génération va forcer le respect et apporter une rupture dans la manière de faire de la politique. Les actes que posent le président Sonko et certains jeunes politiques, nous réconfortent dans cette conviction.

Il faudrait aussi que nous autres Sénégalais, participions à cette entreprise de rupture dans notre agir quotidien. Et si nous commencions tous par pratiquer une bonne hygiène mentale ?

Jean Nzalé

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