Quand la communication gouvernementale devient une contre propagande

Un pouvoir qui ne sait pas communiquer, représente un danger pour lui-même. Parce qu’il finit toujours  par torpiller sa propre  image. Tel un serpent qui se mord la queue.

Ça craint fort pour le régime du président Sall.

Car, il apparaît clair que ce pouvoir  pêche beaucoup sur le plan de la communication. C’est un fait incontestable pour qui sait, en toute rigueur, lire entre les lignes des faits et gestes, des tenants du pouvoir.

En effet, beaucoup de ministres ou d’officiels  du régime, ne savent pas mesurer avec exactitude, la portée de leur propos,  quand ils communiquent sur un sujet sensible ou  d’intérêt public.

La plupart du temps, leurs communications finissent, malheureusement par devenir une contre-propagande contre le pouvoir. Chose, somme toute bizarre, quand on sait que ce gouvernement a enrôlé dans son sein,  une pléthore  d’hommes et de femmes des média.

Alors pourquoi la communication gouvernementale est un désastre ? …Gros mystère.

En attendant de trouver une réponse claire  à cette interrogation, les dérapages verbaux continuent de plus bel. Les uns aussi invraisemblables que les autres, à l’image de celui du ministre de l’intérieur qui a surpris son monde ces derniers jours,  par une sortie médiatique calamiteuse dans laquelle, il semble accorder plus d’intérêt aux potentiels électeurs de son parti, l’APR.

Même s’il dit s’exprimer  en tant que militant, il oublie qu’il est aussi l’organisateur des élections. Le  bon sens, aurait voulu, qu’il s’abstienne  de tels propos  qui ont choqué plus d’uns dont l’opposition en particulier.

Ainsi, par son manque de discernement et de lucidité dans son propos, il a ressuscité sans véritablement le vouloir,  une vieille doléance qui voudrait que le poste de ministre de l’intérieur soit occupé par un citoyen apolitique. D’ailleurs les tenants actuels du pouvoir en avaient fait un cheval de bataille, lorsqu’ils étaient encore dans l’opposition.

Cette bourde médiatique d’Aly Ngouille Ndiaye fait l’objet de contre propagande, puisque les adversaires du régime ont saisi la balle au rebond pour enfoncer le clou. Une aubaine pour l’opposition surtout, qui décide d’organiser un vaste rassemblement devant le ministère de l’intérieur pour exiger le départ du ministre de l’intérieur Aly N. Ndiaye.

Au-delà des  sorties médiatiques catastrophiques, l’Etat brille aussi par son silence coupable sur certains points auxquels,  il est très attendu. Or le  fait de ne pas éclairer la lanterne populaire sur ces dits points, comme la question des ressources naturelles par exemple, est une erreur  de communication qui pourrait se révéler fatale.

Quid de l’éducation nationale ?

En plein bras-de-fer avec les syndicalistes, le bruit circule à tort ou à raison sur une décision étatique qui à coup sûr va encore impacter le secteur éducatif. La volonté prêtée à l’Etat serait d’interdire aux enseignants d’exercer dans le secteur privé.

Si certains avancent cette décision pour expliquer une volonté d’empêcher aux uns d’exercer à la fois dans le secteur privé et le secteur public, d’autres dénoncent le flou qui enveloppe le « Qui, Quoi, Quand, Où, Comment… »

Alors, pour utiliser un langage familier,  disons qu’il se pose à deux questions à mille balles :

Qu’en sera-t-il du secteur de la Santé où les médecins exercent à la fois dans le secteur public et le privé. Ira-t-on vers une politique de deux poids deux mesures ?

Qui vivra verra, dit l’adage.

En tous cas, les erreurs de communication se payent cash. Mais ce  pouvoir, semble ne pas le comprendre.

Jean Nzalé

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