Psychose de l’Ebola à Zig, « Test négatif ! » rassure l’Etat, à travers les failles dans sa Com’

Après que le «Pop» a publié, hier l’info relative à un cas suspect d’Ebola à Ziguinchor, les services d’Eva Seck se sont fendu un communiqué pour dire qu’«une certaine presse a fait état d’un cas suspect d’Ebola concernant un ressortissant Guinéen de passage à Zighuinchor». Aussi, que «le ministère de la Santé et de l’Action sociale tient à préciser que le test fait par l’Institut Pasteur ce vendredi 28 août 2015 sur ce sujet suspect est négatif».

Vraiment, ils devraient s’interroger sur leur Com, nos amis du ministère de la Santé, nous dit ‘’Le Populaire’’ (Pop pour les intimes).

Selon le journal, Il se trouve que cette «certaine presse» n’a pas dit, comme l’a bien reconnu du reste le ministère de la Santé, qu’il y avait un cas d’Ebola. Mais que c’était bien «un cas suspect». Aussi, cette «certaine presse» a bien précisé en bonne place que des prélèvements ont été effectués sur le malade à l’hôpital de Ziguinchor et acheminés par avion sur Ndakaaru, à l’Institut Pasteur, pour des analyses afin de dire si c’était ou pas un cas de fièvre hémorragique à virus Ebola.
Egalement, cette «certaine presse», a bien indiqué que les résultats étaient attendus ce vendredi, précise-t-il.
Juste pour dire que les communicants des ministères, comme les autorités de ce pays, gagneraient à être plus disponibles pour ne pas avoir à être toujours des «médecins après la mort», critiquent nos confrères.

Surtout s’ils sont d’un ministère aussi sensible que celui de la Santé. Car, avant la publication de notre article, on a bien pris la peine d’appeler, et cela avec insistance jusque tard dans la nuit le Directeur de la Prévention et le Directeur de la Santé, comme on l’a bien indiqué dans le texte en question. Mais en vain. Même nos sms n’y ont rien fait, se sont-ils désolés.

« Peut-être que si les autorités et décisionnaires de ce pays apprenaient à décrocher leurs téléphones quand on les appelle, au lieu de faire le mort, il y aura moins de soucis. Parce qu’alors, il n’y aurait plus besoin pour bien des structures de tenter de rattraper des coups, après avoir failli à la mission qui est la leur.

Dans cette affaire, nous, «une certaine presse» comme nous qualifie le ministère de la Santé, avons fait notre boulot qui est de donner une information avérée, vérifiée et vérifiable. Et qu’à leur grand dam, ils ne peuvent infirmer. Maintenant s’ils avaient voulu «blackouter» l’info, c’est râpé ! », charge encore ‘’Pop’’

 

 

Dieyna SENE
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