Produits Impropres à la Consommation : incinération de 7 tonnes à Matam, plus de 4 tonnes à Mbour

Le service régional du commerce de Matam a incinéré jeudi sept tonnes de produits impropres à la consommation, notamment des produits cosmétiques, de quincaillerie et des médicaments d’une valeur 6 millions francs CFA. Ces produits saisis entre 2018 et 2019 ont été incinérés à la sortie de Matam, en face du stade régional.

Le motif de retrait de ces produits impropres à la consommation est relatif à leur date d’expiration, mais également à leur provenance en tant que produits issus de la contrebande, produits contrefaits et médicaments non homologués, a expliqué Mamadou Camara, chef du service régional du commerce de Matam.

Plaidant pour que ‘’chaque consommateur soit son propre contrôleur’’, M. Camara a lancé : ‘’Le service du commerce est là, la gendarmerie est là, le service d’hygiène également ; donc, le consommateur doit avoir le réflexe de saisir ces autorités pour dénoncer les commerçants véreux’’.

De son côté, la brigade d’hygiène de Mbour (ouest) a incinéré jeudi plus de quatre tonnes de produits alimentaires périmés impropres à la consommation, d’une valeur de cinq millions de francs CFA.
Son commandant, l’adjudant Oumar Diao, explique que c’est dans le cadre de l’exercice de la police d’hygiène, que ses éléments ont eu à saisir une importante quantité de produits impropres à la consommation.

Ces produits prohibés sont essentiellement composés de denrées alimentaires, notamment de boîtes de conserve, de bouillons, de paquets de bonbon. « Chaque mois, nous détruisons, au minimum, trois tonnes de produits impropres à la consommation », a indiqué le commandant de la brigade d’hygiène de Mbour.
M. Diao s’est désolé de constater qu’à Mbour comme partout ailleurs, il y a des dépôts de gravats, d’épaves, de ferrailles, ainsi que des d’ouvrages sur la voie publique, entre autres problèmes récurrents qui constituent un problème de santé publique.

La brigade de Mbour va s’appuyer sur la sensibilisation, l’information et la communication, à travers des visites à domicile (VAD) pour arriver à bout de ces phénomènes, en mettant un accent particulier sur l’assainissement de la voie publique, a indiqué son commandant.

Il rappelle que le dépôt de gravats, d’épaves et de ferrailles constitue un délit en matière d’hygiène sanctionné par la loi 83-71 qui, en son article L24, prévoit pour tout contrevenant une amende de 200 000 à 2 000 000 francs CFA et d’une peine d’emprisonnement de deux mois à deux ans.

Source APS

Dieyna SENE
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