Procès Karim contre état du Sénégal Le verdict sera connu le 27 septembre

La bataille judiciaire de Paris a eu lieu à son tribunal de grande instance qui a statué, hier, sur la requête de l’Etat du Sénégal pour la confiscation des biens et comptes bancaires en France de Karim  Wade et Bibo Bourgi.

En fait deux appartements dont la propriété a été attribuée à Karim (Bibo étant indexé comme le prête nom pour l’un des appartements) sont visés. Après un premier renvoi, l’affaire a donc été retenue, relaie ‘’Le Populaire’’.

Le procureur estimant, rapporte Rfi, que la demande d’entraide judiciaire formulée par le Sénégal est recevable, dans la mesure où «la confiscation d’un appartement et d’un compte bancaire n’ont pas d’impact sur les intérêts de la nation et l’ordre public français».

D’après le journal, il rappelle par ailleurs que l’arrêt de la Crei a un caractère décisif et exécutoire et assure que la législation française prévoit la confiscation des biens pour les cas de blanchiment d’argent.

Un point que conteste vigoureusement la défense, qui relève que la législation traite des délits de blanchiment, de recel ou de vol, mais pas d’enrichissement illicite.
Toujours d’après ‘’Pop’’, pour leur part, les avocats de Karim ont surtout mis l’accent sur les conditions dans lesquelles leur client a été jugé à Dakar. Ils décrivent un procès émaillé d’irrégularités et rappellent que le Groupe de travail des Nations unies avait à cette époque dénoncé une détention arbitraire.

«Cette décision de la Crei a été donnée dans un contexte qui ne respecte pas les principes du respect du droit de la défense», souligne Me Clédor Ly. Le tribunal se prononcera le 26 septembre prochain.

En attendant, un des proches de Wade-fils, rappelle les conditions dans lesquelles ce dernier a fait cette acquisition à la suite de la maladie de son épouse qui nécessitait des soins lourds et donc sa présence continue à Paris.

C’est ainsi dit-il, qu’il a fait un prêt dans une banque pour acheter ce pied à terre dans la capitale française. Et c’est pour cela qu’il dit avoir espoir que l’Etat va perdre ce procès. Mais ça, il n’y a que le juge du tribunal de Paris qui pourra dire le 27 septembre prochain.

Dieyna SENE
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