Présumé dysfonctionnement lors du référendum : La CENA démonte une à une les accusations de la coalition du  »Non »

Communiqué parvenu à lactuacho.com

Dans le texte liminaire à la conférence de presse qu’elle a donnée le vendredi 8 avril 2016 à Dakar, la coalition du NON/Gor Ca Wax ja fait état d’un prétendu « dysfonctionnement de la CENA » dans l’exercice de sa mission de contrôle et de supervision des opérations électorales et référendaires et portant sur les trois points suivants.

1. La CENA n’aurait pas réagi suite à sa saisine par l’opposition suite aux diverses irrégularités qui ont entaché l’opération de révision des listes électorales de l’année 2015.
Cela n’est pas conforme à la vérité. Dans un communiqué daté du 25 juin 2015, la CENA informait l’opinion publique qu’elle s’était autosaisie, et non saisie par quiconque, à la suite d’informations parues dans la presse faisant état d’opérations d’instruction de la carte nationale d’identité (CNI) dans des endroits inappropriés par des agents du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Bien que le contrôle de l’établissement de la CNI n’entre pas dans ses attributions, la CENA avait enquêté sur place et conclu que les faits étaient avérés. Aussi avait-elle dénoncé ces pratiques, les jugeant « préjudiciables à la bonne transparence dans le processus électoral. » Et le ministère chargé des élections décida aussitôt de mettre fin à ces opérations.

2. « Désignation de trois militants de l’APR pour diriger la DECENA de la Zambie, le Président étant candidat malheureux pour être le coordonnateur du comité électoral de l’APR pour le référendum ».
Cette affirmation est dénuée de tout fondement. Dans une correspondance à la CENA en date du 8 mars 2016, M. Mamadou Diop, secrétaire général du parti And Jëf/PADS, agissant au nom de la coalition du NON/Gor Ca Wax Ja, « dénonçait et récusait » la DECENA de Zambie au motif que, selon ses investigations, « M. Demba Sall, président de la DECENA de Zambie, est un militant APR et de surcroît il est un candidat malheureux qui avait compéti (sic) pour la direction de l’APR au niveau de la Zambie. MM. Amadou Diop et Djiby Ndaw, membres de la DECENA, sont des militants particulièrement actifs de l’APR au niveau de la Zambie ».
A noter qu’à l’arrivée de cette lettre, les membres de la DECENA de Zambie n’étaient même pas encore choisis. Dans sa réponse, la CENA écrivait ceci : « Nous voudrions vous préciser que vos informations ne correspondent pas à la réalité des faits. La DECENA de Zambie a été installée le 10 mars 2016, et ces messieurs que vous citez ne figurent pas sur la liste des membres. Les nouveaux membres sont : M. Cheikh Fall (président), Mme Cissé née Nagouma Bailou (secrétaire générale), MM. Alassane Diagne et Cheikh Fédior (membres) ».
3. « Les votes enregistrés au niveau de certains pays avec des photocopies de CNI, de passeports, de cartes consulaires, sans consensus avéré préalable, en violation de l’article 76 (Cas notamment de Pointe Noire au Congo-Brazzaville ».
Il s’agit manifestement là d’imputations hasardeuses et d’insinuations qu’aucune personne connaissant tant soit peu le processus électoral ne peut étayer sérieusement. Les instructions données en ce sens aux représentants de la CENA étaient claires et sans ambiguïté : le seul document d’identification acceptable est la carte nationale d’identité numérisée, accompagnée de la carte d’électeur. De plus, aucune mention d’un quelconque vote avec des photocopies des pièces d’identité citées ne figure dans les procès-verbaux des sept (7) bureaux de vote de Pointe-Noire, qui polarisaient en tout huit cent trente-deux (832) votants.

La CENA regrette que des accusations aussi graves soient portées sur l’honorabilité de l’organe chargée de veiller au bon déroulement du processus électoral avec tant de légèreté et une mauvaise foi aussi manifeste. La CENA rappelle qu’elle a été mise en place pour faire « respecter la loi électorale de manière à assurer la régularité, la transparence, la sincérité des scrutins en garantissant aux électeurs ainsi qu’aux candidats en présence, le libre exercice de leurs droits. » (Code électoral L.5)
La CENA n’a pas, une seule fois, failli à cette mission.

Fait à Dakar le 11 avril 2016

La CENA

Pape Ismaïla CAMARA
à lire

Autres Articles