Présidentielles américaines C’est presque acquis pour lui, Donald Trump à deux grands électeurs de la victoire

A 06 heures GMT, le candidat républicain avait remporté 268 grands électeurs sur les 270 nécessaires pour gagner. Sa rivale démocrate en a, elle, remporté 215 et ses chances de rattraper son retard s’amenuisent.

Le candidat républicain a remporté la Pennsylvanie (20 grands électeurs), l’Iowa (6 grands électeurs), l’Ohio (18 grands électeurs), la Floride (29 grands électeurs) et la Caroline du Nord (15 grands électeurs), cinq « swing States », des Etats déterminants dans le résultat final.

Il a également raflé les grands électeurs dans l’Alasaka, le Montana, l’Idaho, le Kentucky, l’Indiana, la Virginie-Occidentale, le Tennessee, l’Oklahoma, le Mississippi, l’Alabama, la Caroline du Sud, le Dakota du Nord et le Dakota du Sud, le Nebraska, le Kansas, le Texas, l’Arkansas et l’Alabama.

Les chances de victoires de la démocrate sont presques nulles, mais le porte-parole de sa campagne, John Podesta, a refusé de concéder

Elle l’a remporté dans le Vermont, le Maryland, le Rhode Island, le New Jersey, l’Etat de New York, le Massachusetts, le Nouveau Mexique, le Delaware, Washington D. C., la Virginie, l’Illinois et la Californie.

Vu le rejet provoqué par Donald Trump, beaucoup s’interrogent désormais sur le rôle des grands électeurs. Mais vingt-quatre Etats ont des textes qui obligent les grands électeurs à suivre le vote populaire et à voter pour le candidat pour lequel il a été élu. Les grands électeurs étant désignés par les partis ou les candidats à la présidence et ayant prêté serment, ils font, dans la plupart des cas, preuve de loyauté envers le candidat et le parti.
Pennsylvanie, New Hampshire… des Etats décisifs

Les Etats décisifs où les résultats sont toujours très serrés sont : le Michigan (16 grands électeurs), le Wisconsin (10 grands électeurs) et le New Hampshire (4 grands électeurs).

L’Arizona (11 grands électeurs) est bien parti pour être acquis à M. Trump (49,4 % pour le républicain des voix avec 69 % des bulletins dépouillés), tandis que le Minnesota (10 grands électeurs) penche pour Mme Clinton (48 % des voix alors que 77 % des bulletins ont été dépouillés selon le New York Times)

Les marchés financiers dévissent

Les résultats favorables au candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump faisaient dévisser les marchés américains mardi 8 novembre soir, dans les contrats à terme. Vers 22 h 10 à New York (4 h 10 en France), le contrat à terme sur l’indice Dow Jones chutait de près de 630 points, cédant 3,42 % tandis que celui sur l’indice S&P 500 glissait de 4 % en abandonnant 85 points.

L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo, qui avait ouvert sur une hausse modérée mercredi 9 novembre avant d’hésiter, chutait de 5,5 % mercredi à une heure de la clôture, les acteurs du marché craignant de plus en plus une victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine.
Les démocrates échouent à  reprendre le contrôle du Sénat

Outre le nom du nouveau locataire de la Maison Blanche, le contrôle du Sénat était l’un des principaux enjeux de cette élection, dont 34 des 100 sièges étaient renouvelés.

Le poids lourd républicain Marco Rubio, ancien candidat à la primaire républicaine, a été réélu sénateur de Floride avec 51,5 % des voix, selon CNN. Le républicain John McCain, candidat en 2008 à la présidentielle, est réélu comme sénateur en Arizona. Le républicain Pat Toomey l’emporte quant à lui en Pennsylvanie, selon les projections de l’agence AP.

Les résultats sont également tombés dans l’Illinois où les électeurs ont plébiscité la candidate démocrate Tammy Duckworth à 49,9 %. Elle a battu le sénateur sortant, Mark Kirk. Mais un républicain a remplacé un démocrate dans le Vermont, rendant un contrôle démocrate sur l’assemblée inaccessible.

Ce mardi, les électeurs étaient également appelés à renouveler les 435 sièges de la Chambre des représentants. Les républicains en conservent le contrôle, ont annoncé des chaînes de télévision américaines. Si elle est élue à la Maison Blanche, la démocrate Hillary Clinton devra donc cohabiter avec une chambre contrôlée par ses adversaires politiques.

Source Lemonde.fr

Momar Diack SECK
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