Présidentielle 2019 du Sénégal : invité de l’Agence APA, Alioune Tine souligne les « faiblesses » du parrainage

Alioune Tine a souligné dans le Grand Oral d’APA les « faiblesses » qui subsistent dans le système de parrainages des candidatures aux élections sénégalaises et pense qu’un « consensus » sur la question aurait été une meilleure solution.

« Je pense qu’un consensus sur le parrainage aurait beaucoup servi. On a tout fait pour que le dialogue ait lieu. Et aujourd’hui l’ensemble des partis politiques et les candidats reconnaissent les faiblesses qu’il y a au niveau du parrainage… sauf le pouvoir. Et c’est ça le problème », a dit le militant sénégalais des droits humains, invité mercredi du premier numéro du Grand Oral d’APA.
Ainsi pour lui, il urge de « déconnecter l’Etat du parti » pour éviter certaines difficultés et polémiques.

« Si nous prenons l’Etat comme le parti, ça veut dire que depuis 1963 on n’a pas vraiment progressé de façon significative. Et que ça soit (par) les assises ou partout, il faut qu’on y arrive », a-t-il lancé, rappelant que le jour mémorable du 23 juin 2011 dans la démocratie sénégalaise fut « une espèce de faire un autre parlement (par rapport à un) parlement tombé dans la forclusion ».

« Après ça, je pense qu’il fallait repenser la formule du parlement. Parce que c’est très important aussi de dialoguer. Je crois au consensus sur les règles du jeu. Il n’est jamais trop tard pour s’asseoir (…) pour avoir un consensus avant les élections », a dit l’ancien président de la Rencontre africaine des droits de l’homme (Raddho), qui ne pense pas prendre aujourd’hui la même posture qu’en 2012 où il manifestait avec l’opposition pour la défense de certains droits et libertés.

« Je vais le faire en tant que qui ? J’ai pris mes responsabilités en tant que président de la Raddho à l’époque. Aujourd’hui je ne suis plus dans les organisations de la société civile. Ce que je fais, c’est accompagner les jeunes. C’est eux qui ont le leadership. Je suis retraité », a souligné Alioune Tine, même s’il déclare n’avoir « pas rangé les armes ».

« Parce que je suis là, je parle des problèmes. J’alerte. Je ne suis pas resté silencieux. Parce qu’il y a des moments où, sur le plan historique, le silence peut être criminel et grave », a indiqué le directeur régional d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Source APA

Dieyna SENE
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