Pratiques frauduleuses : la BAD épingle et suspend le cabinet Geo Sciences International Sarl pour 3 ans

Le Groupe de la Banque africaine de développement a annoncé ce 20 septembre 2018 avoir exclu pour une période minimum de 48 mois Geo Sciences International SARL, un cabinet de conseil qui a son siège à Yaoundé, au Cameroun.

D’après le communiqué de APO parvenu à www.lactuacho.com, une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque a en effet révélé que Geo Sciences s’était livrée à de nombreuses pratiques frauduleuses dans le cadre d’un appel d’offres pour des services de conseil au Projet d’appui au développement de l’agroforesterie en République démocratique du Congo.

Le cabinet de conseil a répondu à un appel d’offres pour des services d’études techniques, biophysiques et cartographiques. Dans son offre, ladite société a fait de fausses déclarations concernant ses expériences dans la conduite d’études similaires et la rémunération de ses experts. De plus, Geo Sciences a omis de divulguer un conflit d’intérêts potentiel.

Pendant la période d’exclusion, ce cabinet de conseil ne sera pas éligible à l’adjudication de marchés financés par la Banque africaine de développement.

En vertu de l’Accord d’application mutuelle de décisions d’exclusion, cette sanction d’exclusion prononcée à l’encontre de Geo Sciences International peut également être appliquée par la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, le Groupe de la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement.
Le Projet d’appui au développement de l’agroforesterie a été financé sur les ressources du Fonds pour les forêts du Bassin du Congo (FFBC) hébergé au sein de la Banque africaine de développement.

L’enquête du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement a été menée par MM. Mehdi Khoali et Bouraoui Jaouadi.

Ce bureau est chargé de la prévention, de la dissuasion et des enquêtes sur la corruption, la fraude et d’autres pratiques passibles de sanctions dans les opérations financées par le Groupe de la Banque africaine de développement.

Momar Diack SECK
à lire

Autres Articles