Pour promouvoir l’intégration africaine et le développement communautaire : Le schéma d’aménagement transfrontalier intégré du bassin du fleuve Sénégal lancé

Le Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), M. Ousmane Tanor Dieng a présidé ce jeudi 12 avril 2018 la cérémonie de lancement du Schéma d’aménagement transfrontalier intégré (SATI) du bassin du fleuve Sénégal. Selon M. Tanor Dieng, ce schéma constituera un levier puissant d’intégration sous-régional, apte à accélérer la croissance des pays concernés et à impacter positivement les collectivités territoriales transfrontalières.

Selon M. Ousmane Tanor Dieng, président du Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT), les enjeux géostratégiques, culturels et économiques, posent l’urgente nécessité de réfléchir et de mettre en œuvre les schémas concertés d’aménagement des zones transfrontaliéres dans l’espace Est africain, marqué souvent par des crises liées, fondamentalisme, vagues migratoires et à des conflits entre Etats.
« Les chocs notés dans les zones transfrontaliéres, s’expliquent une large part par le manque d’infrastructures sociales de base et d’aménagement, poussant les populations à se sentir exclues et marginalisées et par conséquent à se radicaliser en se démarquant des politiques publiques et à défier et à fragiliser les Etats. Pour cette raison fondamentale, j’éprouve un réel sentiment de fierté de satisfaction à présider l’atelier de ce matin pour le lancement du schéma transfrontalier du fleuve Sénégal et de la bande littorale entre la Côte d’Ivoire, le Togo et le Benin qui, certainement participera à l’atténuation des tensions et constituera un levier puissant d’intégration sous-régional, apte à accélérer la croissance des pays concernés et à impacter positivement les collectivités territoriales transfrontalières », a laissé entendre M. Ousmane Tanor Dieng, président du HCCT.

M. Adama Diouf, président de l’union de l’association des élus locaux (UAEL), souligne: « Les pays de façon interne, développent beaucoup de programmes de développement pour lutter contre la pauvreté mais ce programme ne peut atteindre ses objectifs de façon pleine et entière si on n’intègre pas la problématique des frontières, traversées par des crises, les questions de sécurité, de développement, de migration, de grand banditisme, c’est pourquoi, nous estimons en tant qu’élus locaux, dans le cadre d’une coopération le CCT UEMOA qui nous appuie et la coopération suisse , d’imaginer des programmes de développement transfrontalier .Le SATI aura l’avantage de rapprocher les peuples à partir d’un projet structurant suffisamment partagé pour trouver des solutions endogènes avec l’ensemble des pays qui partagent le bassin du fleuve Sénégal. C’est ça l’intérêt du SATI dans le cadre d’un espace communautaire. Avec l’ensemble des pays frontaliers, nous allons relever le défi du développement ».

M. Paul Koffi Koffi, commissaire chargé de l’aménagement du territoire et des infrastructures communautaires à l’UEMOA, il avance : « Aujourd’hui, l’UEMOA a un programme intégré d’aménagement du territoire mais nous avons constaté au fil des ans que les parties relatives aux frontières, étaient délaissées par les programmes principaux. Ces populations étaient laissées à elles-mêmes. Donc l’UEMOA a rédigé ce programme qui permet aujourd’hui de pouvoir rapprocher les Etats et qui développe des programmes de mise en œuvre d’infrastructures de base. En d’autres termes, c’est qui pourra permettre à ces populations d’accéder à la santé, à l’éducation, à l’eau. Ce programme permet de rapprocher les Etats ».
Quant à l’ambassadeur de la Suisse, elle estime que leurs deux institutions sont liées par un accord e coopération signé à Abidjan le 18 décembre 2015 portant sur la mise en œuvre du programme de coopération transfrontalière locale pour une durée de 4 ans. Et son pays contribue à ce programme à hauteur de 6 millions de F Suisse, 3 milliards de F CFA.

Saër DIAL

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