Pour la valorisation des produits et services d’entreprises africaines : Le Front Anti-CFA lance une journée « 100% Made in Africa” le 2 avril

D’après un communiqué, le Front Anti-CFA, processus initié par l’ONG Urgences Panafricanistes, lance une journée internationale « 100% Made in Africa”, destinée à valoriser les produits et services d’entreprises africaines.

D’après la source, cette nouvelle initiative tricontinentale, la première du genre, s’inscrit dans le droit fil de la lutte pour le démantèlement du système monétaire et financier hérité de la colonisation. Elle illustre bien la stratégie de l’URPANAF et de son co-fondateur Kémi Seba : défendre les intérêts des peuples africains et œuvrer à l’avènement d’un nouvel ordre économique et social sur le continent.

Elle souligne que ce rendez-vous « 100% Made in Africa” se déroulera dans 20 pays, 40 villes, 3 continents. Et des artisans, agriculteurs, ingénieurs, créateurs, cuisiniers, blogueurs spécialisés cuisine et mode, pharmaciens, médecins traditionnels et autres entrepreneurs de divers secteurs d’activité, tous africains, présenteront leurs produits aux professionnels de tous secteurs d’activité et aux consommateurs, y compris ceux de la diaspora, qui souhaitent acheter des produits fabriqués en Afrique.

La source de noter que l’idée est donc de faire connaitre les savoir-faire et les produits d’entreprises ayant fait le choix de commercialiser des produits de fabrication locale afin de proposer des alternatives concrètes et durables aux sociétés occidentales, françaises en particulier.

« Un peuple qui ne consomme pas ce qu’il produit est un peuple économiquement et géopolitiquement mort », justifie Kemi Seba, d’après le document. Le militant panafricaniste souhaite ainsi réitérer à l’échelle continentale la démarche de l’ancien président Burkinabé Thomas Sankara, qui appelait ses concitoyens à « consommer local » plutôt que des produits importés.
« L’industrialisation durable de l’Afrique (actuellement 1% de la production mondiale) sera également au centre des débats. Elle contribuerait à aider le continent à surmonter ses graves problèmes de développement », explique-t-on dans le document.

D’après la source, initié en 2016, le Front Anti-CFA n’a pas vocation à se limiter à une simple conférence, ni à un seul jour de mobilisation : il s’agit surtout d’un processus citoyen et militant, cogéré localement par les représentants de l’ONG URPANAF, dans une logique horizontale de convergence, afin d’assurer la participation du plus grand nombre.

Pour rappel, basée à Dakar, l’ONG URPANAF est chargée de coordonner le processus d’internationalisation du Front Anti-CFA. Elle assure le lien entre les différentes associations ou actions et appuie la réalisation de celles-ci. L’organisation identifie aussi les sources de financement des activités liées à la campagne Anti-CFA.

Saër DIAL

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Saër DIAL

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