Pour la Protection des Zones humides côtières: Une enveloppe de 4,2 milliards F CFA dégagée pour la mise en place d’un plan d’action

Dans le but de promouvoir la protection et le développement durable de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest le PRCM et ses partenaires ont décidé de mettre en place une coalition pour une protection renforcée des zones humides côtières et des oiseaux d’eau. C’est ainsi qu’ils mis en place un plan d’action financé à hauteur de 6,5 millions d’euros pour une période de 5 ans.

L’Afrique de l’Ouest abrite un grand nombre de zones humides côtières vitales pour la biodiversité et les économies nationales et locales. Ces zones soutiennent d’importantes populations d’oiseaux d’eau et d’autres espèces d’oiseaux qui se reproduisent localement dans les mangroves. Ces zones, sont le plus souvent affectées par diverses activités économiques et pâtissent d’une gestion non durable. Pour inverser cette tendance et entreprendre des changements durables, un plan d’action est mis en œuvre par le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (PRCM) et des partenaires. Ce plan financé à hauteur de 6,5 millions d’euros soit 4,225 milliards F CFA sur la période 2018-2022 par la Fondation Mava pour la nature, est composé de 7 projets couvrant 4 sites dans trois pays. Il s’agit du Banc d’arguin en Mauritanie et l’archipel des Bijagos en Guinée-Bissau qui reçoit plus de 1 million d’oiseaux par an, et les deux deltas des fleuves Sénégal (Mauritanie-Sénégal) et Sine-Saloum qui revêtent une importance régionale pour un grand nombre d’espèces et de moyens de subsistance. D’après M. Ahmed Senhoury, président du PRCM, « ce plan mobilise près de 27 organisations » pour la mise en œuvre de ses activités. « Une large plateforme qui intègre divers partenaires et acteurs a été créée le cadre du PRCM pour promouvoir la conservation et le développement durable de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest », a souligné le président du PRCM.

Il rajoute : « Un réseau d’aires marines protégées à été établi pour protéger la biodiversité et les écosystèmes essentiels pour la productivité marine ».

Malgré ces efforts conséquents, il estime : « les défis de conservation des ressources biologiques notamment les populations d’oiseaux côtiers, et de gestion des ressources halieutiques restent importants ». C’est pour concrétiser les efforts consentis et impulser des changements sur le long terme que le PRCM et ses partenaires comptent mettre en œuvre ce plan d’actions destiné à mettre en place un suivi environnemental et d’information des acteurs. Selon lui toujours, la meilleure façon de gérer les zones humides côtières en favorisant à la fois des moyens de subsistance durables aux populations, est « le maintient d’une riche biodiversité ». Il s’exprimait hier à Dakar lors de l’atelier du démarrage des activités de ce plan d’action où chaque partenaire va présenter les activités dont il a la responsabilité.
Pour Commandant Ibrahima Diédhiou, chef de division des zones humides au niveau de la Direction des parcs nationaux, le Sénégal a développé deux projets pour prendre en charge les zones de préservation naturelle. Il s’agit des zones de réserves de biosphère où il y a deux principaux types : Le delta du fleuve Sénégal et la zone de réserve de biosphère du delta du Saloum.

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

à lire

Autres Articles