Politique : Pouvoir et opposition, croisez le fer par la contradiction d’idées !!!

C’est du choc des contraires que  jaillit souvent la lumière qui nous éclaire et nous édifie  sur nos lacunes et maladresses. De ce choc, généralement âpre et houleux, nait d’habitude, le progrès.

L’histoire nous apprend d’ailleurs, que c’est dans l’opposition des classes sociales, qu’apparaisse le progrès. Ainsi,  c’est de cette adversité  que Karl Marx appelle la « dialectique historique » , que l’humanité, s’est faite et refaite de ses erreurs, pour produire d’admirables sociétés humaines aujourd’hui.

Nul ne peut se suffire à lui-même. Il  est donc sage d’écouter avec discernement, les différentes prises de position  venant  des uns et des autres, dans un esprit de fair-play.

Personne, fut-il le plus fort, ou se considérant comme le plus savant, n’a le monopole de l’intelligence encore moins de la vérité.

Le bon sens, a-t-on l’habitude de dire, «  est la chose la mieux partagée ». Savoir encaisser des coups et prêter l’oreille aux voix discordantes, est une preuve de sagesse.

Face à l’autre qui se dresse contre nos convictions personnelles, il faut y aller avec la pédale douce, avec  subtilité, car à apriori, on a toujours quelque  chose à apprendre d’un adversaire politique, surtout, quand il s’agit du domaine aussi complexe que celui de la gestion d’un pays.

En effet, une idée de « l’ennemi (e) » prise pour mauvaise, peut contenir en elle,  des germes de vérité sur lesquelles on peut s’appuyer pour construire, en les exploitant et perfectionnant, de grandes choses.

De ce fait, il est conseillé quand on est dirigeant, de savoir raison garder, pour ne pas quelques fois,  étouffer par orgueil ou jalousie,  les fruits d’une  bonne réflexion d’adversaires politiques  ou de simples citoyens,  qui peuvent service dans un domaine ou un autre, sur des questions d’intérêt général.

Au lieu de faire preuve de prudence, surtout quand l’on sent l’urgence de  la mobilisation de tous,  nos gouvernants préfèrent  en général agir  en solo, avec leurs limites et lacunes. Ce fut ainsi le cas lors du dernier référendum, car ils avaient refusé, de mener des concertations avec les forces vives de la nation alors qu’il s’agissait de la constitution du pays.

Loués par des laudateurs et des aspirants, ils sont hystériques à la critique et préféreraient que les Ousmane Sonko,  Me Nafi Ngom Keïta et le juge Dème, les caressent dans le sens du poil plutôt que de souligner ce qui ne va pas, ne jouent leur rôle d’alerte.

Il y a aujourd’hui dans notre pays une  légère sensation de recul démocratique. On a qu’à voir, les emprisonnements ou  menaces d’emprisonnement d’adversaires politiques et  le  mépris par lequel le régime rejette avec dégoût  toute idée qui lui est contraire. On a qu’à voir également  le paysage médiatique audiovisuel,  qui laisse peu de place au débat politique contradictoire.

Il n’y a que deux  chaînes ou, trois au plus,  qui osent véritablement  organiser un tel débat. Les autres par affinité avec le pouvoir, paraissent récalcitrantes à l’idée de déplaire les tenants du pouvoir. Ce qui n’aide pas à décloisonner  le débat politique.

Il serait sage que nos hommes politiques méditent  cette idée sublime de Winston Churchill, le célébrissime ancien premier ministre britannique qui disait ceci : «  je préfère avoir des adversaires intelligents, plutôt que  des amis idiots ».

Dieu sait, et nous savons, des adversaires intelligents, ô combien ce régime compte !

Jean Nzalé

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