Plus de 500 gambiens ont fui leur pays pour se réfugier à Oulampane (département de Bignona)

‘’Il y a des vagues de réfugiés gambiens qui viennent dans notre commune depuis quelques jours. Une partie de la ville de Kanilaye, d’où est originaire le président Jammeh, se trouve dans notre commune. Une première liste fait état de 533 réfugiés’’, a expliqué à des journalistes le maire de la commune d’Oulampane, Lansana Sané.

Il n’existe, pour l’heure, aucun site d’accueil officiel pour ces réfugiés. Aussi le maire appelle-t-il à plus de solidarité à l’endroit de ‘’nos parents’’ gambiens. ‘’Parmi les réfugiés, il y a en majorité des femmes et des enfants qui sont bien accueillis dans les familles locales’’, a souligné M. Sané.

Cinq cent trente-trois réfugiés gambiens sont arrivés, en moins d’une semaine, dans la commune d’Oulampane, une localité du département de Bignona (Ziguinchor), qui partage 32 kilomètres de frontières avec la Gambie, nous dit l’APS.

Depuis que la CEDEAO a indiqué qu’elle n’écarte pas une intervention militaire pour pousser Yahya Jammeh à céder le pouvoir à Adama Barrow, la région de Ziguinchor, notamment le département de Bignona, fait face à un afflux de réfugiés de plus en plus important.

‘’La situation est assez difficile. Je lance un appel aux familles d’accueil pour plus de solidarité et une bonne collaboration avec les réfugiés gambiens qui ont besoin d’un soutien et d’un appui de la part de tous’’, a déclaré le président du Conseil départemental de Bignona, Mamina Camara.

Selon l’Agence de presse sénégalaise, M. Camara et son équipe municipale multiplient les visites dans les localités frontalières avec la Gambie pour contribuer à une meilleure ‘’maîtrise du flux migratoire’’ noté dans le sud du pays.

Dès le début de la semaine prochaine, un comité régional de développement (CRD) spécial est prévu à la gouvernance de Ziguinchor, sur la gestion et la prise en charge des réfugiés gambiens en Casamance.

La rencontre, qui réunira des élus locaux, des autorités administratives, des responsables d’ONG et des forces de défense et de sécurité, sera axée sur la gestion et la bonne insertion des réfugiés gambiens, selon une source officielle contactée par l’APS.

Dieyna SENE
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