Pistes de solutions aux crises Trois stades d’intervention soulignés par le nouveau rapport de la Banque Mondiale

Le rapport met en évidence trois stades d’intervention pour les institutions de développement, l’objectif étant de réduire le coût de la crise des déplacements forcés.

Prévention et anticipation : · Aider les communautés probablement appelées à accueillir des réfugiés et des déplacés à planifier les situations d’urgence avant les arrivées massives, à concevoir des mécanismes de transfert rapide de ressources et à créer des « capacités de pointe » pour les services. En moyenne, les déplacements forcés atteignent leur apogée 4,1 ans après le début d’un conflit, ce qui laisse aux pays le temps de se préparer. · Renforcer la résilience de ceux qui restent, en finançant des investissements dans les zones stables des pays instables afin de préserver les moyens de subsistance. Après avoir pondéré les risques, la majorité des individus choisissent de rester chez eux et ils ne se résolvent à quitter leur foyer qu’après avoir épuisé toutes les autres options.

Interventions à mi-crise : · Soutenir les communautés d’accueil en s’attelant à des défis de longue haleine pour le développement, comme l’amélioration de l’environnement des affaires et la réduction des inégalités, deux facteurs qui risquent de pâtir de la présence massive de déplacés. · Renforcer et étendre l’éducation et la santé ainsi que les services urbains et environnementaux pour gérer l’accroissement de la population. · Encourager les politiques favorisant la liberté de mouvements et le droit au travail des déplacés, bénéfiques également pour les communautés d’accueil. · Aider les déplacés à rejoindre les lieux où il existe des débouchés, créer des emplois dans les régions d’accueil ou investir dans les compétences et les profils éducatifs recherchés sur le marché du travail.

Reconstruction des individus : · Contribuer à un retour réussi en créant des emplois et des débouchés dans les communautés accueillant ceux qui rentrent et participer aux efforts de reconstruction. · Aider les déplacés à s’intégrer localement, en fournissant une aide au développement aux pays disposés à accorder un statut juridique adapté aux réfugiés. Le financement d’une réponse mondiale va mobiliser des ressources considérables.

Les institutions de développement peuvent élargir leurs approches, y compris à travers des instruments de financement conditionnel pour soutenir les mesures d’anticipation, des financements à l’appui des réformes ou fondés sur les résultats et des garanties pour favoriser une implication accrue du secteur privé.

Les pays d’accueil à revenu intermédiaire doivent pouvoir bénéficier de financements concessionnels tandis que les pays d’accueil à faible revenu ont besoin de ressources supplémentaires.

Momar Diack SECK
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