PIB : le taux Croissance de projeté à 6,8% en 2017

La direction de la prévision et des études économiques (Dpee), dans son document intitulé : « Situation économique et financière en 2016 et perspectives en 2017 », prévoit un taux de croissance du PIB de 6,8% en 2017. D’après la Dpee, le dynamisme de l’activité économique devrait se maintenir à la faveur d’un environnement interne beaucoup plus propice, mais également grâce aux investissements structurants dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal Émergent. Et l’économie nationale devrait tirer profit de l’exécution des réformes visant, notamment, à améliorer l’environnement des affaires.

La Dpee de préciser : « le taux de croissance du PIB réel est, ainsi, projeté à 6,8% en 2017, contre 6,6% en 2016. Et ce regain d’activité serait porté, à la fois, par la bonne tenue des secteurs primaire, secondaire et tertiaire. Dans le secteur primaire, la Dpee souligne que l’activité est attendue en hausse de 7,6% en 2017 contre 9,9% en 2016. Et, elle serait tirée essentiellement par le sous-secteur agricole. Le sous-secteur de l’élevage demeurerait, par ailleurs, sur une bonne tendance ».

Pour ce qui est du sous-secteur agricole, la source estime que l’année 2017 constitue une échéance majeure quant à l’atteinte des objectifs déclinés dans le PRACAS concernant l’autosuffisance en riz, le développement des filières « fruits et légumes » et la production arachidière.

« Dès lors, les actions au profit du sous-secteur seront renforcées en termes de mise à disposition d’intrants de qualité de même qu’en matière de facilitation de l’accès des producteurs aux matériels agricoles. Le renforcement de la maîtrise de l’eau, à travers, entre autres, les aménagements hydro-agricoles dans le Delta et la vallée de l’Anambé, devrait constituer un atout conséquent dans la réalisation des objectifs de production de riz », mentionne-t-on dans le document susmentionné.

D’après la source, sous l’hypothèse d’une bonne saison hivernale, l’agriculture vivrière et celle industrielle sont projetées, respectivement, à 9,8% et 9,3%, soit une progression globale du sous-secteur agricole attendue à 9,7% en 2017 (contre 12,3% un 2016). L’activité d’élevage, pour sa part, devrait se renforcer, en 2017, de 5,2% contre 5,7% en 2016. Et le sous-secteur tirerait avantage de l’amélioration de la santé animale, de l’augmentation de la productivité mais également de la modernisation des unités de production.

La Dpee de préciser : « concernant le sous-secteur de la pêche, la stratégie des autorités est articulée autour de la gestion et la valorisation durable des ressources halieutiques, d’une part, et de la promotion de l’aquaculture, d’autre part. Et il s’agit de : réguler l’accès aux ressources halieutiques maritimes et continentales ; développer des plans d’aménagement des pêcheries et ; de restaurer les écosystèmes et les plans d’eau douce. Cependant, le problème de la rareté des ressources continuerait de représenter une contrainte à l’augmentation du niveau des débarquements. A ce titre, la Dpee souligne que le sous-secteur afficherait une progression timide en 2017, avec une hausse de 3,0 % contre 13,4% en 2016 ».

Saër DIAL

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Saër DIAL

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