Pêche illicite :150 milliards perdus par an, selon Oumar Guèye le ministre de la pêche

Le ministre de la pêche et de l’économie maritime, M. Omar Gueye, en marge de la cérémonie d’ouverture de l’atelier national de restitution et de validation du projet de lettre de politique sectorielle de développement de la pêche et de l’aquaculture, a déclaré que la pratique de la pêche illicite fait perdre à notre pays 150 milliards de francs Cfa par an.


« Selon les statistiques, c’est 150 milliards pour le Sénégal qui sont perdus par an, dûs à une pêche illégale, illicite. Dans notre zone économique exclusive, des bateaux pêchent sans aucune autorisation, c’est une vérité. Ce n’est pas seulement au Sénégal mais c’est à l’échelle mondiale, l’impact est global. Au niveau de la FAO, au niveau de toutes les organisations, c’es globalement contre cette pêche non déclarée et illicite. Et le gouvernement du Sénégal s’y emploie par le renforcement de nos moyens », souligne le ministre de la pêche, M. Omar Gueye.


Selon lui, la seule solution, c’est augmenter les moyens de répression. Et les sanctions sont très sévères, c’est entre 500 millions et 1 milliard et s’il y a récidive, le bateau est pris. Il précise que la pêche INN n’est pas seulement l’affaire des bateaux étrangers mais au niveau des nationaux, il arrive que des bateaux soient arraisonnés en train de pêcher illicitement.


« Toujours dans le contexte international, force est de reconnaître que la Pêche Illicite, Non déclarée et Non Réglementée (Pêche INN) constitue un fléau mondiale. C’est dans ce cadre que la FAO à travers sa politique de lutte contre la pêche INN a pris des accords contraignants sur les mesures de l’Etat du port », dira Omar Gueye.


Selon le ministre de la pêche, la lettre de politique sectorielle vise à accélérer les réformes , à accroître leur efficacité, en renforçant significativement la cohérence des interventions, des projets et programmes publics sur la base de trois objectifs clairement définis comme : La gestion durable des ressources halieutiques et la restauration des habitats ». Le développement de l’aquaculture ; la promotion et la valorisation de la production halieutique et aquacole.

Par sa forte contribution à la sécurité alimentaire, à l’emploi, et à la génération de devises grâce aux exportations, le secteur de la Pêche et de l’Aquaculture occupe une place importante dans les politiques et stratégies de développement économique et social de notre pays.

En 2015, la pêche occupe le premier poste d’exportation avec 194,6 milliards francs CFA, soit 20,87% des recettes nationales d’exportations et participe à hauteur de 3,2% du PIB.

Saër DIAL

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