Pêche: « C’est le premier secteur d’exportation du Sénégal avec 193,5 milliards de franc CFA » selon Babacar Banda Diop

S’exprimant en marge de l’atelier sous-régional de lancement du projet : « Renforcement de la bonne gouvernance de la pêche et au sein des organisations professionnelles de la pêche artisanale (OPPA) dans les 7 pays membres de la commission sous-régionale des pêches (CSRP)-Afrique de l’ouest », M. Babacar Banda Diop, conseiller technique N° 1 du ministre de la pêche, a révélé que la pêche constitue le premier secteur d’exportation du Sénégal avec 193,5 milliards de franc CFA.
« Actuellement, il y a la rareté de la ressource occasionnée par des modes de pêche défectueuse, la pêche non déclarée, non réglementée, à cela s’ajoute le manque de formation de la pêche artisanale. Selon les dernières statistiques de l’année 2015, la pêche est le premier secteur d’exportation du Sénégal avec 193,5 milliards de franc CFA », laisse entendre M. Babacar Banda Diop, conseiller technique n°1 du ministre de la pêche.
Il a tenu à préciser que dans l’organisation de la pêche, on s’est focalisé sur la ressource en oubliant les organisations professionnelles de la pêche artisanale.
« En Afrique de l’ouest, la pêche maritime constitue l’une des activités économiques les plus dynamiques et engendre des enjeux d’ordres économiques, sociaux, politiques et même culturels. Elle contribue de manière significative, à la création d’emplois, à la création de richesses et à la sécurité alimentaire pays en procurant la plupart des besoins en protéines d’origine animale aux populations », renseigne-t-on dans les termes de référence.
Toujours d’après le document, c’est depuis les années 1980 que la pêche maritime montre des signes de dégradation des ressources caractérisées par des modifications quantitatives et qualitatives installant une crise aigüe dans le secteur. Et la surexploitation des ressources halieutiques est consécutive essentiellement à des systèmes de gestion inefficaces.

« Pendant très longtemps, les Etats africains ont géré des politiques de pêche conventionnelles accordant très peu de place aux professionnels de la pêche artisanale notamment et mettant l’accent sur la ressource en la dissociant de ses environnements. Cette situation est aggravée par un développement non contrôlé et extraverti ; les pratiques destructrices de pêche ainsi que la pêche illicite non déclarée et réglementée contribuent significativement à la situation. La crise du secteur halieutique en général et de la pêche artisanale en particulier compromet le développement durable de la pêche et impacte négativement les économies des Etats et les moyens d’existence des communautés de pêche artisanale avec des effets néfastes sur les emplois et l’alimentation des populations. Face à cette situation, dans un contexte de promotion des approches éco-systémiques et de développement durable, les Etats ont mis en route des expériences de cogestion des pêches qui encouragent et créent les conditions d’une participation plus active de tous les acteurs », mentionne-t-on dans le document.

Saër DIAL

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