Parfum de scandale Une vaste magouille financière de la Satrec Vitalait révélée mais étouffée à la DGID

L’affaire avait fait grand bruit en 2008. Une plainte avait même été déposée en date du 16 avril 2008 au niveau de la Commission nationale de lutte contre la corruption et la concussion.

Le site dakaramatin indique que dans sa correspondance adressée à l’époque au président de la CNLCC, Alioune Diallo, comptable à la SATREC révélait une fraude fiscale à coup de milliards perpétrée par sa société en complicité avec des fonctionnaires de la DGID.

Révolté par le scandale financier en tant que comptable, il avait tous les éléments de preuve qu’il avait pris le soin de remettre aux services des impôts, souligne nos confrères.

Mais, à sa grande surprise, ces documents compromettants ont été remis à son patron Haidouss, directeur de la société SATREC Vitalait .
Pourtant, Babou Ngom, à l’époque directeur des Impôts lui avait donné des garanties fermes en avançant le chiffre de 500 millions de redressement. Par la suite, il a été reçu par Amadou Ba, l’actuel ministre des Finances, ancien directeur général des Impôts et domaines qui lui avait fait des promesses fermes également pour tirer cette affaire au clair. Depuis, plus rien, nous dit le site.

Or, Alioune Diallo, comptable à la SATREC soutient avoir versé personnellement des milliards dans plusieurs comptes. Pour échapper aux services de fiscalité, le directeur de l’entreprise faisait virer l’argent dans ses deux comptes personnels et le compte d’un de ses amis qui s’appelle Assane Ezzadine.

Mieux, ajoute dakarmatin, il créait des sociétés fictives pour les dissoudre un an après, afin de bénéficier d’exonérations. Persécuté au sein de l’entreprise après ses révélations, Alioune Diallo finira par quitter le pays pour s’installer à l’étranger.
Avec la mise en place de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), il a rédigé une nouvelle plainte qui remet au goût du jour ce scandale financier. Dakarmatin détient les copies des documents en attendant de savoir quelle suite sera réservée à ce dossier.

Momar Diack SECK
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