ONU : le droit de veto, un bien ou un mal ?

Le droit de veto est un vote particulier (un vote négatif), strictement réservé aux cinq membres permanents du conseil de sécurité des Nations-Unies que sont : la Chine, les Etat-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie.

Ce droit est accordé à ces pays (la Chine dans un moindre degré)  en raison du rôle premier qu’ils ont eu à jouer lors de la création de l’Onu.

C’est en quelque sorte une « récompense », ou tout au plus,  une astuce pour permettre à ces nations privilégiées, d’être tout le temps, en première ligne,  lorsqu’il s’agit du maintien de la paix et de la sécurité dans le monde.

Lorsqu’un membre permanent du conseil de sécurité oppose son veto contre une résolution (décision) de l’Onu, celle-ci devient nulle.

En voilà une manière peu catholique, une  « démocratie bizarre »  qui, au lieu de protéger les plus faibles,  fait plutôt le jeu et l’affaire  des privilégiés. Ainsi, les cinq membres du conseil de sécurité,  usent et abusent de cette prérogative (le droit de veto) en fonction de leurs intérêts.

Ce fait, n’est pas sans conséquence majeure, car, il contribue à l’affaiblissement et à l’inefficacité de l’Onu. Car si l’Onu est impuissante face à la crise syrienne, c’est à cause du veto russe.

En effet, cette puissance, éternelle rivale des Usa et  souteneur du régime syrien de Bachar Al Assad, s’oppose à  la révolution de l’organisation mondiale, préconisant entre autre, l’arrêt des bombardements de la ville d’Alep, devenue  aujourd’hui le symbole d’une Onu agonisante.

On pourrait croire que Yahya Jammeh ait choisi de s’allier  aux russes, enclins  à prendre le contre-pied de la communauté internationale,  pour espérer une éventuelle protection de  Poutine.

Il pourrait ainsi, s’extirper d’une éventuelle résolution de l’Onu contre son régime. A moins que les Russes s’abstiennent d’user de leur droit de veto.

Tout ceci pour dire que l’Onu doit être réformée. C’est un impératif.

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