Omar Gueye, Ministre de la pêche et de l’économie maritime : « La valeur commerciale du poulpe sénégalais sur les marchés européen et japonais est faible à cause de sa qualité peu appréciée »

Le Ministre de la pêche et de l’économie maritime, M. Omar Gueye en large de l’ atelier d’échanges sur les expériences de gestion durable de la pêcherie de poulpe avec des pays qui capitalisent une grande expérience dans ce domaine tel que le Maroc et la Mauritanie, estime que la valeur commerciale du poulpe sénégalais sur les marchés européen et japonais est fable à cause de sa qualité peu appréciée. L’atelier rentre dans le cadre du projet de Promotion de la Cogestion des Pêcheries par le Développement de la Chaîne de Valeur (PROCOVAL).

« Aujourd’hui, face à la raréfaction du poulpe, il est nécessaire de mettre en œuvre des mesures de gestion propres à cette ressource. La pratique au Sénégal en la matière, n’a pas toujours un soubassement scientifique et les mesures de gestion sont souples comparées à celles en vigueur au Maroc. En outre, la valeur commerciale du poulpe sénégalais sur les marchés européen et japonais, est faible en raison de sa qualité peu appréciée », martelé le ministre de la pêche, M. Omar Gueye.
Il estime que c’est pour pallier ces contraintes que le plan d’aménagement de la pêcherie de poulpe a ainsi été élaboré en 2015, avec l’appui du projet ADUPES et, est actuellement en cours de mise en œuvre.
Le ministre de la pêche souligne que des techniques d’amélioration de la conservation de l’espèce sont en cours d’expérimentation aussi bien à bord des pirogues, dans les sites de débarquement, qu’au niveau des industries de pêche.

Selon le ministre de la pêche, avec un fort potentiel de création de richesses et de contribution à la sécurité alimentaire, la pêche occupe une place de choix dans l’économie nationale.
« A titre illustratif, la production annuelle est estimée à 400 000 tonnes de poisson, avec une consommation moyenne de 29 kilogrammes par habitant et par an. En 2016, la pêche occupe le premier poste d’exportation du Sénégal avec 204,43 milliards francs CFA, soit 14,63% des recettes d’exportations », a soutenu le ministre de la pêche.

D’après M. Omar Gueye, le projet PROCOVAL, à travers sa composante« développement de la chaîne de valeur du poulpe »vise à améliorer la qualité de ce produit afin qu’il puisse répondre aux exigences de qualité du marché japonais et de renforcer les exportations vers ce pays.
« Face à la surexploitation des espèces démersales côtières et aux limites de la gestion centralisée pratiquée depuis plusieurs décennies, l’Etat avec l’appui de la JICA, a expérimenté et adopté définitivement l’approche cogestion dont les résultats sont jugés très satisfaisants », estime le ministre de la pêche.
M. Omar Gueye estime que le PROCOVAL, dont l’objectif global est d’établir un schéma Directeur et un Plan d’actions est mis en œuvre dans l’optique de consolider, renforcer et promouvoir les initiatives de cogestion des pêcheries.

Saër DIAL

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